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vendredi 15 juillet 2016

POURQUOI ? WHY ? Voilà pourquoi définir le pourquoi est essentiel dans un projet


Décrire la raison d'être d'une idée dans son avantage essentiel (ou ses avantages) pour l'utilisateur, le POURQUOI, et porter toute sa communication sur cet apport pour l'utilisateur, accroît la légitimité de cette idée. Cela fait la différence sur le marché dans une relation client de long termes, et dans une approche "pull" du marché.
C'est l'exemple d'Apple qui décline toute une gamme de produits variés avec succès, en se mettant à la place de l'utilisateur. Faire des produits qui améliorent le quotidien.
Tout le monde peut faire un produit.
Mais dire comment est fait ce produit n'intéresse personne au premier abord.

J'aborde ce sujet important dans mon canevas de plan marketing, en préalable de tout dossier.
On appelle celà également "l'ambition stratégique".


Ecouter la vidéo de Simon Sinek (en anglais)

samedi 21 novembre 2015

Vers une économie plus sociale et respectueuse de la planête: c'est possible par l'innovation


Nous alimentons un monstre, le capitalisme. 
Il nourrirait les "stratèges". Une "poignée" d'individus qui possèdent la richesse, ou souhaitent la posséder. Mais qui ont aussi (eu) l'intelligence de comprendre le système, et d'anticiper ou de s'adapter aux évolutions des modes de vie. Le marché.

Certains mettent en place des tactiques guerrières pour y arriver, qui n'ont rien à voir avec le "marché", c'est à dire la satisfaction des besoins. La force est alors employée pour arriver à ses fins. L'influence et la manipulation de l'homme par l'homme semblent au cœur de presque tout... ; à ne pas confondre avec la communication....

Le capitalisme aujourd'hui est un cycle destructeur en trois principes : Surproduction, Surconsommation, Surendettement. 
Le but est l'enrichissement financier des stratèges. La résultante ne serait-elle pas une forme d'appauvrissement "radical" de la planète : Ressources naturelles, social, politique, santé.... tout juste compensé par un bien-être relatif lié aux progrès de la science, que les médias s'acharnent à nous montrer. 

Nous sommes en fait confrontés à un fléau de ce j'appellerais les "sur" ou "over" saturations qui nous éloignent de la spiritualité et nous plongent dans la violence des éléments naturels et humains : Sur-pollution, Sur-dépression, sur-épuisement, sur-pauvreté, sur-contrôle, sur..... la liste est longue. 

Je crois qu'il est temps de rompre avec cette approche pour le bien de tous. 
Je donne ici un exemple de ma réflexion, où l'innovation peut permettre d'inverser partiellement les choses en remettant l'homme au cœur du système, et moins la finance.

mercredi 5 mars 2014

Marc Giget : de la Stratégie du low cost aux Mardis de l'innovation



Tour d'horizon des chercheurs en économie, gestion, et innovation. Après Delphine Manceau, voici Marc Giget.




Docteur en économie internationale et Président de l'Institut européen de stratégies créatives et d'innovation, organisme de recherche et de formation de cadres dirigeants à l'innovation et au renouveau des entreprises. Il réalise les Mardis de l'Innovation, conférences diffusées dans une centaine de pays. Il a créé le Club de Paris des directeurs de l'innovation, où s'échangent les connaissances et pratiques d'une cinquantaine de grandes entreprises européennes. Dans cette interview, il nous donne sa vision du low cost, ou "frugale innovation" . Article paru sur l'APCI http://ow.ly/udM3I




à noter :

Comment définissez-vous l'innovation ?




Il y a trois composantes dans l'innovation : elle intègre le meilleur état des connaissances scientifiques, techniques, etc., dans un produit ou un service créatif, dans l'objectif d'améliorer la satisfaction de la société et des individus (réduire les coûts, les accidents, la pollution, les risques...).




Qu'entendez-vous par « créatif » ?




Les connaissances ne s'organisent pas toutes seules. Aujourd'hui, avec 12 millions de chercheurs dans le monde et plus de 2 millions de brevets par an, il y a bien un choix à effectuer dans la conception de quelque chose de nouveau. Cette « synthèse créative » est au cœur de l'innovation. L'enjeu étant bien d'améliorer la vie. « Améliorer la condition humaine » disaient les grands innovateurs de la Renaissance. Aujourd'hui, environ deux tiers des innovations sont rejetées par la société.


pour aller plus loin

Vidéo de Marc Giget sur le low-cost

vendredi 8 novembre 2013

innovation : le communiqué de presse du gouvernement pour relancer l'innovation en France "nouvelle donne pour l'innovation

Je découvre aujourd'hui le communiqué de presse du gouvernement pour relancer l'innovation en France.

S'il est accompagné d'actions concrètes, j'y retiens de bonnes choses :
- ouvrir toutes les formes d'innovation  (ce que je traduis comme la révision des critères  d'éligibilités au financement public de recherches qui ne seraient pas inspirées des sciences de l''ingénieur !).
Voici ce que précise le communiqué  sur l' Action emblématique : soutenir l’innovation dans toute sa diversité, de l’innovation technologique  au marketing ou au design.
"Notre vision de l’innovation est très marquée par la R&D : c’est pour cela que Bpifrance, dans le cadre du
nouveau programme d’investissements d’avenir ne soutiendra pas uniquement les projets innovants à
forte intensité technologique mais aussi les nouveaux concepts, les nouveaux modèles économiques,
les projets entre designers et entreprises engagées dans une démarche d’innovation."

Cette ouverture marque un (petit) pas vers les objectifs de ce blog : intégrer davantage le marketing de l'innovation dans notre économie.

- impulser dès l'école une propension à créer et à accepter la nouveauté, lorsque l'on sait la résistance au changement qui nous colle à la peau. Je suis convaincu que cette résistance commence dans l'enseignement et l'éducation que l'on reçoit petit, dans la manière d'imposer les "bonnes" ou "mauvaises" pratiques, dans les fausses croyances (cognitions). On nous apprend essentiellement à refaire, parfois à faire, et rarement à inventer, ou réinventer.
- donner plus de poids aux régions pour faciliter des projets liés aux territoires
- lever les barrières à la création de "start-up pour tous", à l'instar des autoentrepreneurs, avec, je l'espère, différents leviers pour faciliter l'accompagnement des porteurs de projets aux profils très distincts, sinon ce sera un carnage
- développer le capital investissement
- suivre des indicateurs de réussite des politiques de l'innovation : quid du taux  d'accompagnement des porteurs des projets selon des protocoles de gestion de l'innovation pertinents (ce qui est très différents des statistiques des certains organismes qui affichent des nombres de porteurs de projets ayant été reçus par eux) ?

Par contre, je ne vois rien concernant :
- la gestion et la méthodologie d'innovation : il demeure un sentiment de science non exacte,  où l'innovation s'apparente toujours à une loi du grand nombre, et de "coup de poker" hasardeux, que seule une grande quantité d'idée permettra de contrecarrer selon une approche quantitative et moins qualitative.
Dans d'autres cas, l'argent parait le seul remède au succès de projet innovant. Dans d'autres cas encore, les rencontres de compétences variées pourraient faciliter le développement des idées. Mais il n'est jamais question d'inciter au développement d'une méthodologie scientifique permettant de rationaliser ou de sécuriser une innovation.
- la méthode de sélection des innovations qui seront soutenues : on le sait, la sélection n'est pas homogène, puisque moins de 10% des projets émergents sont aidés financièrement.  ALors pourquoi d'un coté inciter à innover, si de l'autre, on ferme la porte. Les protocoles d'analyses doivent être méthodiques selon des approches spécifiques à l'"innovation et uniformes partout en France, et non spécifiques à des business modèles qui ne veulent rien dire compte tenu des hypothèses souvent bâclées qui sont faites.
- les modes de financement collaboratif type  crowdfounding ?
- la simplification des démarches de financement public, véritable frein à l'initiative
- le développement d'un parcours INNOVATION, mettant en  relations étroites formation / innovation / accompagnement

Les mesures emblématiques
L’innovation par tous
-  Donner aux jeunes l’envie d’innover et de devenir entrepreneurs, leur faire confiance et leur
donner les moyens de leurs ambitions, en formant à la culture de projet, du travail collaboratif, en
encourageant les liens avec les entreprises tout au long du cycle de formation, de la maternelle
à l’université
-  Soutenir l’innovation dans toute sa diversité : de l’innovation technologique, de rupture ou
incrémentale, au marketing, au design et à l’innovation de procédés
-  Attirer les talents de l’innovation en France par la mise en place d’un programme « nouveaux
argonautes »
-  Permettre à tous de créer une start-up quel que soit le point de départ, avec la création d’une
« bourse des nouveaux entrepreneurs »
L’innovation ouverte
-  Accompagner les régions dans la mise en place de la gouvernance de l’innovation dans les
territoires, au plus près des besoins des entreprises innovantes
-  Favoriser le transfert de la recherche publique par un meilleur cadre pour la gestion de sa
propriété intellectuelle
-  Mobiliser les grands groupes à travers un « partenariat pour l’innovation ouverte »
-  Rapprocher les chercheurs des entreprises en créant des laboratoires communs recherche
publique/PME
L’innovation pour la croissance
-  Consolider en France une nouvelle « industrie du financement de l’innovation » en améliorant
l’impact des dispositifs en faveur du capital-investissement et de l’action des business angels
-  Renforcer le pôle innovation de Bpifrance par un plan ambitieux (Nova), afin d’accompagner la
croissance des PME innovantes pour en faire des ETI de rang mondial, au service des dynamiques
régionales
-  Se doter d’une stratégie offensive pour la propriété intellectuelle en créant un fonds souverain de
propriété industrielle pour soutenir les filières émergentes
L’innovation publique
-  Mettre en place une commission d’évaluation des politiques d’innovation au sein du Commissariat
général à la stratégie et à la prospective
Un nouvel instrument : le Fonds national d’innovation dans le cadre du programme
d’investissements d’avenir

le communiqué complet : http://www.invest-in-france.org/Medias/Publications/2244/Nouvelle-donne-pour-innovation-France-dossier-presse-2013.pdf

vendredi 4 janvier 2013

C'est parti pour le CII, Crédit d'impôt Innovation


Bonne année à tous !
La loi de finance  2013 en France vient d'entériner la mise en place du CII, Crédit D'impôt Innovation. J'avais déjà présenté le projet de CII dans cet article (lire).

Le crédit d'impôt correspond à 20% des dépenses éligibles.
Il est financé par l'abrogation  des taux spéciaux  de 40% et 35% pour les deux premières années d'entrée des entreprises dans le dispositif du CIR.

Le CII, qui cible les PME, concerne les dépenses liées notamment à l'expérimentation des innovations, avant leur mise sur le marché. Il sera assis sur les investissements et les dépenses afférentes (personnel, fonctionnement, frais de la propriété intellectuelle, dépenses externalisées), tendant à la réalisation d’opérations de conception de prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits. Les dépenses éligibles entreront dans la base de calcul du crédit d'impôt recherche dans la limite globale de 400 000 € par an.

L'administration fiscale  sera  attentive à ce que le prototype n'ait pas encore été commercialisé. Et, sans aucun doute, en faisant la démonstration qu'il n'existe pas de produits analogues sur le marché...

Une recherche ayant déjà bénéficié en amont du CIR (Crédit Impôt Recherche), devrait être un bon point de départ pour l'éligibilité au CII.

En savoir plus sur La loi de finance



mardi 20 novembre 2012

Le parcours formation "Un-Dos-Très" de l'AIMCC pour Chant(i)er en BIM!

Un titre léger pour une révolution majeure dans le BTP... j'ose la créativité... et le changement !
Si vous ne venez pas au BIM, le BIM viendra à vous.... serait en substance l'alerte lancée par l'actualité internationale dans le BTP, et les acteurs français qui agissent depuis près de 20 ans maintenant sur ce sujet.
Le marché est "mûr" aujourd'hui. En témoigne la mise en place du Parcours dématérialisation de l'AIMCC (l' Association des Industries des produits de la construction).

Après les Etats-Unis,  la Corée,  la Norvège, puis l'Angleterre en aout dernier, et enfin  l'Australie en septembre, les maîtres d'ouvrages Publics investissent "officiellement" et politiquement dans le BIM pour gérer leur parc immobilier, et réduire les coûts de construction. D'ici 2016, des obligations seront publiées pour travailler en "BIM" sur les ouvrages publics. 3 ans seulement, c'est le temps nécessaire pour que la filière s'organise.

Objectif annoncé : réduire de 20% le coût de la construction, et surtout d'exploitation d'un ouvrage sur tout son cycle de vie. En définitive, réduire aussi les impacts écologiques des bâtiments en réduisant la facture énergétique.
Vous pensez sans doute que ce n'est pas pour demain, et que l'eau coulera sous les ponts avant que cela nous atteigne, nous, la veille France conservatrice.
Grand mal vous en prendrait. Vous connaissez le refrain.... "la cigale ayant chanté tout l'été....". Savez-vous ce que pensent les acteurs (prescripteurs) européens au sujet des produits qui ne seraient pas compatibles avec le BIM ? Je vous donne la réponse à la fin de cet article.
Ce qui est sûr, c'est que les grandes entreprises françaises du BTP qui veulent obtenir des marchés à l'étranger, travaillent déjà en BIM.  Je pense à Bouygues en particulier.

Ce que je vais vous dire est essentiel : la filière BTP est déjà engagée dans une large réflexion sous la houlette des organisations qui s'impliquent sur le sujet : ce lien vous présente les acteurs de la dématérialisation en France. dans le BTP.

Celà fait 10 ans que j'ai commencé à suivre les travaux menés par les industriels de la construction, lorsque j'étais responsable marketing du CERIB.

Après quelques mois à m'arracher les cheveux, devant une thématique très technique et complexe au niveau international, de surcroît truffée d'acronymes barbares, j'ai compris les enjeux pour les industriels. Mes premières propositions ont été de communiquer "en mots simples".
J'ai ainsi développé le site de référence  pour les industriels www.codebtp.com qui présente l'actualité techniques, normative, et les actions de communication de l'AIMCC et de ses partenaires.

C'est assez naturellement que l'AIMCC m'a confié la tâche d'animer aujourd'hui le module 1 "sensibiliser" à la dématérialisation des échanges d'informations Produits.

Je présente dans ce blog une rubrique formation qui explique les objectifs de ce parcours et du module 1.

Les industriels (responsables marketing, informatique, CRM, DATA, commerciaux, ....) mais également les acteurs qui s'intéressent aux applications possibles des "e-catalogues" intelligents (éditeurs, distributeurs comme Point P, Vendée Matériaux,...) , trouveront dans ce parcours des conseils et des axes de réflexion stratégique pour innover ou développer de nouveaux services.
Au delà du BIM, je peux vous assurer que des 10ènes d'applications vont émerger, et représentent de véritables opportunités de développement. Je les présenterai lors de ma journée de formation et de sensibilisation.

Le bulletin d'inscription au Parcours dématérialisation

Réponse à la question  :
- être éjecté du marché, pour près de 50% DES AVIS (enquête auprès de 551 acteurs européens).
on notera la forte réticence  des français interrogés par rapport aux autres pays....




 

mercredi 22 août 2012

We can get now, Satisfaction ! Comment l'exprimer ?

je vous révèle  une des clés de mon approche marketing de l"innovation : comment exprimer la satisfaction ?
En marketing industriel, on aborde généralement un produit (exemple : une montre) comme un panier d'attributs.  Chaque attribut peut être apprécié et "noté" notamment par rapport au besoin fonctionnel exprimé du client (exemple: préférence pour un affichage digital ou affichage par aiguilles pour la montre), et par rapport à la valeur d'estime accordée à tel ou tel attribut (exemple : montre en or, ou de marque).

L'écoute client est au centre de mon approche. Il y a un moyen très pratique pour comprendre cette approche. Il suffit de répondre à la question : quelle est la satisfaction générée par mon produit, puis quelle est la satisfaction générée par les différents attributs de mon produit ?

En faisant l'expérience, vous verrez que c'est loin d'être facile !  Par exemple : quelle est la satisfaction générée par une montre en plastique de couleur blanche ?  Pourquoi  est-ce difficile ? car généralement, on fait un produit en fonction d'un cahier des charges techniques, de son savoir-faire,  ou en y mettant son coeur, ou  le "j'aime", ou la tendance du moment,  et non la prise en compte de la satisfaction, ou risque d'insatisfaction,  résultant des choix d'attributs retenus (ou non retenus !)


Perception de la satisfaction globale comme une addition
de satisfactions fonctionnelles

Du coup, je vous propose l'approche suivante : oubliez le produit ! raisonnez SATISFACTION.
Et pour visualiser celà, imaginez votre produit comme un grand carré, qui serait la satisfaction globale générée par un produit.
Ce carré est composé d'une addition de plusieurs carrés, à l'instar d'un Rumicube !
Chacun des petits cubes exprime une satisfaction fonctionnelle, plus ou moins bien exprimées, et qui peut concerner  des satisfactions sociologiques, pratiques, économiques, etc.

Le croquis ci-contre exprime cette image, et je vous invite à jouer et à trouver le nombre de carrés intermédiaires  qui composent le carré principal.


BOn jeu, et je suis sûr que vous appréhenderez différemment un produit après celà :) euh, pardon, une satisfaction globale !





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