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mardi 13 mai 2014

Tendance marketing : Le Nudge est là, où comment convaincre simplement à moindre coût

Voici une thématique marketing, de "behavioral economics", née dans les années 60 aux Etats-Unis, et très en vogue aujourd'hui, porté notamment  en France par Eric Singler.  Elle met des points sur les I du comportement en puisant au fonds de la compréhension de la motivation d'un individu. On parle également de la mise en évidence d'une architecture de choix.
Le "Nudge" nous vient des Etats -Unis et a été amplifié suite à deux prix nobel en économie.  Herbert Simon (années 50), tout d'abord, qui a montré la notion  de rationalité limitée du comportement.lien
Un peu après, deux chercheurs ont montré des "anomalies" par rapport à la théorie  de l'homme rationnel face à une décision, en multipliant des expériences démontrant les travaux de Simon.  Et en allant plus loin,  ils ont montré des comportements liés à :

l’intérêt des autres,
les émotions,
l'environnement,
son propre intérêt (égoïsme),  etc.

Au final, nous serions (selon le psychologue Dan Ariely http://fr.wikipedia.org/wiki/Dan_Ariely) systématiquement irrationnels. Avec des Biais (ou influences) systématiques.  On peut alors s'y appuyer pour conduire un changement comportemental de son public.

En 2002, Daniel Kahneman, père fondateur,  a obtenu un prix nobel d'économie sur ses travaux académique sur la décision.http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Kahneman
Cela a donné lieu à la mise en lumière d'un nouveau courant, et différentes recherches applicatives vers le marketing, avec 3 ouvrages, dont un de Ariely, et un, récent, de Kahneman.  Ces idées sont appliquées aujourd'hui par des gouvernements ou entreprises.

3 éléments d'influences, peuvent augmenter un résultat de 1 à 2 % à une échelle de masse  (grande consommation):
1- volonté d'appartenance au groupe social, poids des  normes sociales (ex : mes voisins ont fait ça, et vous ?), dès lors que l'on me dit quel est le bon comportement à adopter
2- la "saillance " : mettre en évidence l'information, par exemple visuellement (on parle d'une offre saillante)
3- la récompense, fondée sur l'égo (bravo tu es un bon exemple)

La particularité est de ne jamais obliger, sans contraindre, mais d'orienter les choix.  Or changer un comportement est aujourd'hui extrêmement coûteux.

Exemples d'applications :
- améliorer l'inscription au don d'organe de 96 000 personne en un an en Angleterre, en adoptant la bonne attitude citoyenne.
- réduire la consommation d'énergie radicalement auprès de 600 000 ménages, en modifiant l'information figurant sur les factures
- amélioration de 20% du tri sélectif grâce à une note affichée sur la porte de 160 ménages
- basculer de l'usage du climatiseur vers le ventilateur, moins énergivore. Réduction de 10% de la consommation énergétique sur la population approchée.
- une note permet d'avoir un comportement vertueux pour réutiliser les serviettes dans une chaîne d’hôtel

Exemple en saillance :
- une mouche dessinée au fond des urinoirs permet de réduire de 80% l'usage de produits de nettoyage dans les toilettes d'un aéroport.

- inciter à utiliser les escaliers au lieu des escalators, pour améliorer la santé, de façon ludique en jouant du piano




Et ça, c'est pour illustrer la stratégie du bon exemple appliquée dans la rue pour demander de l'argent.




en savoir plus :

mercredi 26 février 2014

le marketing de l'innovation par Delphine Manceau : ou comment booster l'innovation ?


Voici l'intervention de Delphine Manceau lors d'un colloque organisé par Rennes Métropole il y a quelques mois.  Responsable de l'institut de réflexion  sur  l'émergence de l'innovation dans les entreprises, au sein de l'ESCP europe, qu'elle a créé depuis 2 ans.  Docteur en sciences de gestion, et professeure de marketing à l'ESCP europe. Elle a co-rédigé avec le professeur M. Morand en 2009 un rapport  pour Mme Lagarde pour  une vision élargie de l'innovation.

Elle consacre une partie de ses recherches au marketing de l'innovation. Beaucoup de choses essentielles pour les marketeurs sont abordées dans cette présentation, dont vous trouverez une transcription ci-après.
Delphine Manceau évoque l'élargissement nécessaire vers l'innovation non technologiques, sous toutes ses formes. De nombreux exemples sont donnés.

vidéo complète http://vimeo.com/49306025


Transcription
Plusieurs chiffres sont donnés. selon l’OCDE , la France  est au 11ème rang des pays qui innovent.
Que retenir de ses chiffres : quelques éléments clés .

1/capacité d’innovation très centrée sur les grandes entreprises. Spécificité française de l’activité économique, malgré des PME très dynamiques,  notre tissu des pme est moins important qu’en Allemagne.

2/on a une culture de l’innovation  héritée de notre tradition « Saint Simonienne », de l’excellence de nos formations scientifiques et écoles d’ingénieur, et nous sommes  très bons sur ces aspects.
Mais on voit l’innovation comme essentiellement technologique, et R&D.  = les politiques de soutien /simulation sont orientées high tech. Le résultat est de bonnes inventions, mais qui sont trop souvent développées, commercialisées  hors de France car on ne met pas l’accent sur la dimension non technologique de l’innovation.  Complément indispensable à faire.
Donc  il faut intégrer  l’invention dans des usages nouveaux ou pré existants = travail énorme de transformation de l’invention en innovation. = la compléter par une vision non technologique de l’innovation.
Exemple : la France est un pays qui a fait de belles innovations de service.  Carrefour (distribution), Club med sont des innovations non technologiques, très connues  à l’étranger.
Dans certains secteurs industriels, c’est la création qui prime.
Toutes les tailles de PME sont concernées.  On peut également s’interroger sur des nouvelles formes de  business model.

3/ intégrer la technologie dans un schéma plus large  pour justement aboutir à des produits ou services qui soient des succès commerciaux, qui soient en mesure de générer de l’activité pour les entreprises, et créer de l’emploi pour les territoires.

Le Diversité de l’innovation : de quoi s’agit-il ?
Il y a une dimension technologique. Exemple le Blu-ray est purement technologique.  Cela n’a pas changé nos usages. La difficulté est de convaincre que c’est mieux.
Il y a des inventions qui sont des inventions d’usage.
Ex : le velib. Modèle de vélo emprunté momentanément, est un nouvel usage.  Possède une petite dimension technologique cela dit.  La révolution est le rapport à l’objet, on ne le possède plus, il est très lourd.
Pour voir s’il y a un nouvel usage,  se dire : est-ce qu’il y a une nouvelle gestuelle, un nouveau rapport à l’objet,  que font les concurrents ?
Ex : le jeu vidéo avec kinect (on joue avec le corps). Beaucoup de high tech  derrière avec entreprise israélienne qui a concédé licence à Microsoft.
Innovation de service : PME entreprise Plage : a inventé les Stickers muraux
Les compotes à boire. L’enfant va le mettre dans son cartable.  Rentabilité différente, innovation de packaging.  A relancé la consommation de compote en France.
Le smoking pour femme, qui a rendu YSL célèbre.

Comment faire de l’innovation d’usage ?
Le facteur clé est le design.  Vision dichotomique en France.  Faire du beau (mais inconfortable), ou on travaille sur l’ergonomie.
Aujourd’hui, qui dit design, dit les 2 : ergonomique, et convivial à utiliser.
Apple : même si les investissements  en R&D sont limitées, champion de l’éco système : ils utilisent les idées  r&d d’autres, avec royalties.  Ils mettent l’accent sur le design  Internalisé.  Très épuré.  Interne à l’objet qui le rend très intuitif. On intègre une technologie très pointue par une gestuelle très simple à utiliser sur le marché.  Capacité d’appropriation très rapide des utilisateurs.
Ex : on utilise 10% des capacités de certains  produits car on n’a pas lu les 70 pages de notices techniques.
Autre Spécificité française :  60% des entreprises n’ont jamais recours au design en France, comparé  à 1/3  des entreprises en Uk , et 25% en Norvège.  Faible tradition française.  (j’ai pris les meilleurs pays)
Grande différence de Vision de l’innovation.  En France , on parle innovation avec high tech,  r&d, technologie. En  Uk, d’industries créative, création,  architecture, design, cinéma , musique,  jeux vidéo…
Design Council interroge les entreprises UK  il y a 10 ans (2002) vis-à-vis du Design : Améliore mon image, ma qualité, permet de mieux communiquer avec client, augmente ma rentabilité, réduit mes coûts de fabrication, pénétrer de nouveau marchés ….
Aujourd’hui  en UK : selon  design Britain /Council : 33% des entreprises en croissance  disent que le design est important pour elles, contre 11% des entreprises en difficultés. (selon l’étude) les entreprises les plus performantes financièrement disent utiliser  le design de manière stratégique.
Les prix sont-ils un facteur clé de concurrence ?  Selon l’étude, êtes-vous Soumis à une forte  intensité ?  45% disent oui pour les entreprises qui n’ont pas recours au design contre 21%  des entreprise qui ont recours au design.
= sortir d’une concurrence par les prix.  Moins de comparaisons entre produits revisités par le design et les autres.
Innovation d’usage : c’est aussi le marketing
Nouveaux concepts, nouvelles méthodes de vente.  Nouvelles expériences de consommation.
La grande tendance est le marketing expérientiel =  on achète pas uniquement pour les fonctions techniques, mais c’est agréable, rigolo, et l’expérience de consommation est  agréable et ludique, facile d’appropriation.
Dans la distribution : Nature et Découverte a été précurseur en France. Senteur,  formations sur la nature, expérience en magasin. Découverte de choses….  Les consommateurs vont passer un bon moment, et pas seulement pour acheter ;
Produit cosmétique de Lush : en forme de gâteau, bonbon…
Cela génère de la compétitivité.

L’importance de la création.
Paradoxe : d’un côté le monde de la mode, création, et de l’autre celui de la r&d et high tech. ne se côtoient pas beaucoup. Des exceptions cela dit avec les nouveaux tissus. Mais il faut favoriser les échanges.
On touche un sujet qui m’est très cher : rencontre entre secteur, Convergence de secteurs différents  comme sources  clés d’innovation.

Les sciences humaines.
Sciences qui peuvent favoriser l’innovation. Ethnographies, sociologies pour travailler sur les comportements, travailler sur les usages.
Le  rapprochement des universités va dans le bon sens.

2 ème diversité de l’innovation :
L’innovation de l’offre (exemple Renault)
Des processus
Nouveaux Business model (velib,  i-tune, …) : c’est quoi ? qui paye pour quoi et combien ?
Sensibilisation des entreprises : 70% des PDG des grandes entreprises mondiales  travaillent sur ce BM. Réinventer les nouvelles sources de revenus des entreprises, s’interroger sur  qui paye pour quoi ?
Renouvelle les termes de l’échange, permet de sortir de la comparaison de prix.   Permet d’aborder les pays émergents (on développe d’abord pour les pays émergents, puis on importe dans nos économies développées).  « reverse innovation »
Pourquoi ? On assiste à une convergence forte des secteurs. Ex : musique, cinéma,  téléphonie, informatique. Sont aujourd’hui réunis dans des machines qui font tout. Qu’est ce qui doit revenir aux différents fabricants ?
Nouvelles formes : abonnement et location.  Vers une économie de l’abonnement, et moins celle de la propriété ? Vers où cette évolution ira –t-elle ?
Passer de la vente de produit à la vente de service ? Surtout vrai dans le btob. Exemple ; entreprise Vectra : machine de découpe de textile pour la mode, les véhicules….  Vont vers un service d’optimisation de l’utilisation des équipements, qui vont dans le sens aussi du DD
La gratuité. Notamment sur internet.  Service minimum gratuit, et payant pour les options. Est-ce que d’autres secteurs vont être touchés ?  Au japon, le café est gratuit  dans des universités, contre publicité.
Low Cost :  peut-être vecteur d’innovation.
Ex. idtgv.  C’est un labo  d’innovation de la SNCF.  (bar, massage, ambiances….). Certains ont été des échecs (le show-room), mais sert de test.
Tendance : Assembler des services, et faire un package :  deep broadening (ex. avion : billet avec repas, boisson, bagage….) . Avec le low cost, les services sont dissociés. Ce qui permet d’afficher des prix bas au départ.

Le monde.fr
C’est un modèle freemium : l’article complet est payant.

Innovation de processus 
Xara : innovation de supply chain. Innovation de Processus pur.
On observe qu’un produit part vite : une semaine plus tard de nombreux stocks arrivent.
Entrecôte :  concept low tech.  Mais pas low cost (25/30 € en moyenne)
Restaurant où vous n’avez pas le choix du menu.  Fort impact et rapidité en cuisine. Grand succès partout.  Il y a une bonne qualité produit. Un concept  précis qui plait.  Les gens savent ce qu’ils vont avoir. En France, Londres, Beyrouth.
-          La Mini de BMW
La personnalisation est énorme. Tissus, couleurs …. Des éléments figés en amont et beaucoup d’éléments choisis lors de la commande ;  GRANDE FLEXIBILITE  pour la production à posteriori des modèles.
Pour résumer, 3 formes d’innovations à considérer.
L’innovation est composite.
Distinguer 2 types  d’innovation non technologiques.
Celles de  secteurs non technologique (ex : restauration ou la techno est assez  limitée), et dimension non technologiques des secteurs high tech, avec les  innovations d’usage)
La rencontre entre les secteurs est aussi essentielle.

Deuxième partie de ma présentation.
LES FACTEURS QUI FAVORISENT L’INNOVATION DANS L’ENTREPRISE
-          Ne pas opposer l’innovation incrémentale, et la rupture.
Ne pas attendre le graal !   « nous,  on fait que de la rupture »…
Plus on innove, plus on se prépare.  L’innovation C’est une économie de la quantité.
Ne pas avoir peur des petites innovations. Plus on fait, mieux on sait faire.

-          Ne pas se contenter de l’innovation technologique

Economie de la quantité.
Logique des industries créatives. Dans l’édition, des milliers de romans sont lancés.   Avec quelques best Sellers qui financent les « échecs ». Mais cela nourrit la création et la diversité.

En pharmacie, c’est différent. Ne s’applique pas avec nécessité d’  économie d’échelle en matière de r&d.
Mais dans de nombreux secteurs,  plus on innove, plus on réussit dans de nombreux secteurs. Plus on échoue, et plus on réussit.

Pourquoi il faut innover beaucoup pour réussir un peu ?  ce qui compte c’est la capacité d’innovation.
L’indicateur de la performance en matière d’innovation n’est pas la part des projets qui ont été des succès commerciaux mais plus la part des ventes qui ont été issues des produits récents.
Mesurons l’impact de la réussite, et non la part de la réussite dans le CA global.

-          L’importance de la dimension culturelle.
= encourager l’initiative, la créativité, ne pas mettre dans un placard les gens qui ont fait des échecs.
Accepter la prise de risque.  Spécificité française : on a du mal à communiquer sur les échecs.
Quelqu’un qui a fait des entreprises qui ont fait faillite a du mal à convaincre des partenaires sur un nouveau projet. Or…. C’est un gage de réussite future.
«un gourou de la silicone vallée, dit «  Il ne faut pas dire qu’il est acceptable d’échouer , il faut considérer que c’est un impératif »

Avoir les gestes et messages en interne pour décomplexer ceux qui ont échouer;

-          Caractère d’injonction paradoxal de Motiver les gens à ne pas échouer, à donner le maximum, et après, leur dire que ce n’est pas grave.

Finalement, ‘Encourager l’échec’ !

-          Travail interfonctionnel
Marketing et r&d.
On dit qu’ils ne parlent pas le même langage. Au début, il y a des conflits sévères.  Pas de compréhension. Et puis lorsqu’ils persistent, les résultats sont beaucoup plus innovateurs, et inattendus./ mise en place de formation pour les étudiants.
Il peut y avoir l’intégration d’un tiers : un designer, quelqu’un du service achat, gens des usines… le travail à trois peut mieux fonctionner.

-          Recruter des gens très différents
Diversifier les recrutements, Propice à la créativité, génération, culture (familiale, géographique), formation… c’est dur au début….

-          Dimension spatiale
Je crois beaucoup  à la proximité entre la r&d, les usines, et les marchés (lorsqu’ils sont chez nous)
Fabriquer et concevoir là où sont les consommateurs.

-          Partenariat et open innovation

-          Marketing de l’offre
Dans notre société de surabondance, pas de besoins non satisfaits, donc l’offre fait la demande et il faut l’accepter.
Signifie que le marketing doit être différent selon le degré d’innovation ; Les études de marché classique ne s’appliquent pas aux innovations de rupture.  = on lance à petit échelle. « Apprendre le marché en même temps que le marché apprend l’innovation »

-          La personnalisation permet de  différer certains choix, et remise à plat des processus de production
-          Intégration du client en amont, dans le processus d’innovation
Et pas seulement en aval (mkg viral) pour la communication (blog, réseau….)
Concours, Plateformes d’innovation, soumission de problèmes, et les entreprises recueillent des idées d’innovations= pratiques fortes qui font évoluer les pratiques  des entreprises et le marketing de l’innovation

Adidas : ont consulté les clients sur leurs prototypes. Bugatti : consultations tous les ans pour la moto du futur. Jeux vidéo : travail avec des passionnés béta testeurs.
(Ieka ? ):  plateforme ouverte d’innovation
La user innovation : les utilisateurs débattent d’idées sur des solutions bricolées. Des questions de droits d’auteur se posent. Ça appartient à tout le monde ?

-          L’open innovation :
En faisant du teasing : mardi, l’institut pour innovation dévoile un rapport « what’s behind the mode » en libre accès sur le web

3ème partie
LES POLITIQUES PUBLIQUES SUCCEPTIBLES DE FAIRE EVOLUER LES CHOSES

Expliquer que l’innovation c’est pas seulement de l’invention, de la r&d, et high tech

Faire évoluer la politique d’enseignement autour de la créativité et de l’innovation.

Croisement entre entreprises de tailles différentes (pole des compétitivité)

Changer les indicateurs d’innovation (par l’invention, ou le ratio r&d sur pib)

Notre institut : un think tank académique européens
Promouvoir la vision élargie de l’innovation.  On analyse les pratiques des entreprises.

Sensibiliser les pouvoirs publics,  avoir une vision transversale.
Actions : Evènements et travaux académiques.


Questions de la salle :

Sur la marque :
La relation entre marque et innovation est 2x dialectique. L’innovation nourrit les marques. Apple renait avec ipad…  et si la marque décolle c’est parce qu’il y a une pomme dessus.
La marque fait partie du marketing.

Innovation non technologique, hors prix :
Le prix n’est pas exclu.   Ex d’idée reçue : l’innovation s’accompagne de prix plus élevé.  Je ne crois pas.
On est dans l’ère d’une «  innovation frugale »
On fait de l’innovation de processus. On s’intéresse à l’usage.  On enlève ce qui est superflu pour se concentrer sur ce qui est valorisé par les consommateurs
On un a un business modèle qui intègre aussi d’autres sources de revenus (ex: la pub pour le café, ou sur la téléphonie)



Innovation dans les pme, comment alimenter…. Comment décrypter l’environnement. Un vrai manque au niveau du tissu français, alors qu’elles sont créatrices d’emploi. (Je dirige un c2i.)


Je partage votre diagnostic.
C’est vrai on parle beaucoup du cac40 avec des entreprises qui ont 100 ans.  Mais j’ai évoqué les PME.  Alors comment innover ?  cf étude de l’institut français de la mode. 
Elles ont des  vrais atouts en matière d’innovation car transversalité et relations interdisciplinaires dans les pme sont plus faciles. Le rôle du dirigeant est essentiel. et sa vision (cf entreprise textile habillement)

On a une vision des études de marché très  quantitative et très couteuses.  Mais l’immersion dans le marché est propice à la connaissance du marché. Je suis partisane des études qualitatives. S’immerger dans le marché, aller voir comment les clients utilisent ou ce qu’ils n’utilisent pas, sans même sans rendre compte  car ils ont baissé les bras.

-          Vous avez parlé d’usage.  Design, ergonomie. Mais projet pas éligible au financement public….
Ici, fief des télécom. Bcp d’investissement dans la 3g, etc. peut-on  trouver une nouvelle manière de redistribuer les revenus. ?

Oseo doit faire des arbitrages. J’en parle avec eux régulièrement. Le choix fait est celui de la technologie. Sur la distribution des revenus. Comment faire pour que les gros n’absorbent pas tout par rapport aux petits.  Ce sont des choix politiques …. Est-ce qu’il faut règlementer ?  Ce qui est frappant, c’est à quelle rapidité l’économie s’est concentrée avec 3 acteurs au niveau mondial….
Certaines pme font leur trou cela dit (fabernovel … mais doivent se battre sur chaque contrat

-          Dimension spatiale
Demande une compréhension très fine du marché.  Passe par l’immersion, compréhension intime, proximité avec le consommateur,  et moins par des grandes  études  de marché telle qu’on les apprend dans les cours de marketing comme je l’enseigne également.
Du coup c’est important que Les services en charge de  l’innovation  (r&d ou autres composantes) doivent pour cela être proches de l’utilisation et la comprenne.
Pourquoi les usines aussi ? Car pour l’innovation de processus, les utilisateurs  sont les chaines de production/ fabrication
Pour les innovations de services, je reprends l’étude de r3i lab qui concerne les pme.
Les dirigeants interrogés dans l’étude textile (grand public): moi pour créer et avoir des idées, je vais dans les magasins,  je fais le client mystère, je regarde les utilisateurs, regarde leurs réaction. 

Selon mon approche est l’innovation ancrée par les usages,  il faut comprendre les usages, et pour cela être proche, par L’empathie  qui se génère par  la proximité géographique. 

mercredi 9 octobre 2013

La première étude APCE édifiante, qui étale noir sur blanc que les créateurs d'entreprise dénigrent le marché

Je vous laisse découvrir l'analyse  de l'étude APCE  qui a été faite par un journaliste des Echos.

Les conclusions sont édifiantes, et montrent "enfin" officiellement que le marché est la dernière chose qui préoccupe vraiment les porteurs de projet, qui n'en font qu'à leur tête, ou qui font appel à un comptable ou à une proche  pour leur étude d'activité. En gros, ils bâclent l'analyse du marché. La large majorité considèrent que leur idée est géniale, que le marché n'attend qu'eux, et que l'avenir leur appartient ! marketer, n'est somme toute qu'un exercice de style associé à de la communication, voire, pire, de la publicité....

Celà fait longtemps que j'ai fait ce constat personnel, mais je n'avais pas encore de données d'études à grande échelle (ici, sur près de 900 entreprises)

50% des porteurs de projets créateurs d'entreprise ne font pas d'étude de marché.
Ceux qui font une étude, font appel à un expert comptable (30%), ou à un proche.  seulement 15% feraient appel à un professionnel du marketing.

http://entrepreneur.lesechos.fr/entreprise/financement/actualites/moins-de-16-000-euros-au-demarrage-pour-la-moitie-des-entrepreneurs-10032841.php

doit -on encore s'étonner du taux insupportable d'échec  lié au développement d'activités nouvelles ou innovantes ? (50% des entreprises nouvelles à 5 ans, et 20% des entreprises innovantes largement aidées)
combien de milliards d'euros publics ou privés sont jetés en l'air ? tout juste sont -ils réinjectés micro-économiquement et dilués dans le tissu économique sans réel tremplin de richesse.

je vous invite à relire mon dernier post sur le sujet, qui image pourquoi il faut aborder différemment le marché en matière d'innovation ou d'activité nouvelle  http://innovationgagnante.blogspot.fr/2013/09/une-image-simple-pour-comprendre-lechec.html

Je ne peux donc m’empêcher aujourd'hui d'alerter l'opinion  et les décideurs, pour faire valoir l'intérêt de remettre les sciences de gestion adaptées à l'innovation au même niveau technologique que n'importe quelle autre science de l'ingénieur. D'enfin prendre en compte dans les appels à projets  technologiques, dans les aides directes ou indirectes telles que le CIR ou CII,  les dépenses marketing  liées à la mise au point de produits technologiques ou d'activités nouvelles.

Un avis ?

Je profite également de cet article pour annoncer que j'ai initié depuis le début de l'année une recherche en marketing de l'innovation. Celle-ci avance bien. C'est un travail initial préalable à un doctorat.
Les premiers résultats concrets me permettent de lancer ce mois-ci un nouveau  module de formation sur 7 jours que j'ai intitulé : "sécuriser une activité nouvelle ou innovante pour accélérer le retour sur investissement (ROI)", et qui s'adresse à tout acteur de l'innovation ou porteur de projet.


vendredi 6 septembre 2013

Des Conférences Innovation & Coiffure qui décoiffent ! Prochaine date à Paris, au salon Beauté Sélection le 15 septembre puis dans toute la France



PLUS DE 500 INSCRITS A LA CONFÉRENCE DE PARIS... (seulement 50 places assises)



VOici un tour de France qui va décoiffer !


Innover dans le service est sans doute le plus difficile qui soit, car on s'interroge généralement pour savoir comment faire. Encore plus dans un secteur aussi "banalisé" que la coiffure. On crée beaucoup, ça oui. Des nouvelles coupes, tendances, ou alors des techniques de colorations, soins, ou shampoings... Ce sont des axes qui sont censés attirer l'attention, et relèvent de la communication.

Mais innover pour sécuriser son activité par rapport à la concurrence d'une part, et aux exigences accrues des clients qui veulent "être bien" dans leur peau et considérés * ?

Et l'enjeu est important lorsque l'on sait que l'on peut s'attendre à entre 5 et 10% de fermetures de salon (entre 7000 et 9000 établissements) cette année.


C'est dans ce contexte que la série de conférence Innovation lancée par Morphologia fait salle comble dans chaque ville où elle est organisée par les 2 créateurs, et développeurs de plusieurs logiciels innovants pour aborder différemment le client. Le surprendre par un protocole différent d'écoute et de conseil personnalisé "qui lui correspond".





Thème de la conférence Innovation :


Le sourire, le dialogue, le savoir-faire technique, bien qu’importants, ne suffisent plus aujourd’hui. Vous l’avez déjà sûrement constaté. Alors quoi faire ? Un site internet onéreux ? Une page Facebook qu’il faut gérer tous les jours alors que vous détestez ça ? Une carte de fidélité classique qui ne valorise pas vraiment les clients ? Baisser ses tarifs qui sont déjà limites ? Etudier ses tableaux de bord en décalage avec les réelles attentes des clients ? Faire de la pub ou se référencer dans des annuaires qui coûtent chers ? Relooker son salon alors que son comptable dit « non » ?



Rassurez-vous ! Nous avons une solution innovante simple et auto-intelligente. Il s’agit de FaceDiag. Le mot clé est la « personnalité » de vos “consomm’acteurs”.



Les inventeurs de cette application “d’intelligence client”, Benoit Huguenin et Samuel Vallée, auront le plaisir d’animer exclusivement pour vous, une conférence à l’occasion de ce tour de France"


Ils seront le dimanche 15 septembre à Paris, à 15h30, au salon Beauté Sélection.


Compte tenu des visiteurs attendus, il est conseillé de s'inscrire pour réserver une place : http://morphologia.com/pro2/?page_id=7781


pour en savoir + :

- sur le secteur coiffure http://www.fnc.fr/index.php/actu-business/Contraction-du-marche-de-la-coiffure-une-tendance-confirmee-quelles-que-soient-les-sources.html

http://www.fnc.fr/index.php/actualite-coiffure/Un-secteur-impacte-par-la-crise-qui-demeure-attractif.html


* résultat d'une étude menée en 2012 par Morphologia auprès de 7000 clients de salons de coiffure.

mardi 11 décembre 2012

L'innovation en COiffure & image : une fidélisation à couper ... le souffle !

Et C'est parti pour les implantations des applications Morphologia en  Ile-de-France.  Après deux mois seulement, plus de 50 salons de coiffure ont déjà pu découvrir les applications de relation & intimité client.
Le grand public peut déjà bénéficier des fameux conseils en personnalité  & image  présentés sur M6 sur 4 secteurs : Rambouillet (78),  Montfort l'Amaury (78), Etrechy (91), Arpajon (91).
Dès janvier, sur l'Ile-deFrance, une dizaine de nouveaux salons passeront le pas  de l'innovation en relation client ! finies les fiches papier et le "qu'est ce que l'on vous fait ? " Dorénavant, c'est "notre diagnostic va révéler votre personnalité et ce qui vous convient le mieux. Vous aurez accès à vos résultats sur votre espace client, et recevrez 5 points de fidélité supplémentaires en évaluant en ligne notre prestation. Vous pourrez gérer votre espace client 24h/24h et vous recevrez par sms un rappel de votre prochain rendez-vous !".

Incroyablement simples, et modernes,  ces applications sont le fruit de 5 années de recherche et développement qui ont permis de décortiquer et déchiffrer (presque !) tous les secrets de la personnalité. Ce n''est pas peu dire que d'affirmer qu'elle comporte plusieurs visages....  Nous sommes tous différents, et c'est justement notre visage, et sa morphologie, qui exprime ce que nous sommes et vivons au quotidien.
Autour d'un auto-diagnostic rapide ou plus chirurgical (avec photo), Morphologia crée un univers d'intimité et de différentiation par les services innovants, et la gestion de la relation client. Le secret, au déjà de la technique utilisée, est que cela ne prend pas plus de temps pour les coiffeurs.
En définitive, augmentation de la productivité par la fidélisation, de nouveaux services,  augmentation du panier moyen,  et plus de disponibilité pour.... soi.
POur les clients des salons, c'est un incroyable sentiment d'être écouté,  compris, et une satisfaction qui transforme un simple client en FAN,  dès la première coupe. Le client devient le meilleur porte parole du salon ! reste alors à le remercier de vous avoir choisi et de revenir. Tout cela est aussi prévu grâce à une gestion interactive de sa fidélité.

L'avis de l'expert marleting : c'est  une nouvelle approche de segmentation pertinente des clients, par groupe de "personnalité". 800 profils différents sont identifiés, autour d'une quinzaine de groupes très différents.
Et vous ? êtes vous plutôt visuel ? auditif ? tactile ? introverti, extraverti ?  Savez-vous pourquoi vous aimez porter des couleurs chaudes ou froides ? savez-vous ce qu'on voit en premier sur votre visage ?
VOus faut-il une mèche ? plutôt à droite ou à gauche ? Finalement  la question est : êtes vous vraiment satisfait de votre coupe de cheveux ?

Cette approche prend tout son sens pour tous les produits et services en lien avec l'image. La coiffure, l'esthétique, le stylisme , mais aussi l'automobile, les parfums, les produits de luxe, les lunettes, jusqu'au recrutement....

Je prends régulièrement cet exemple : avant, pour l'achat d'une voiture, on "admettait" que la femme choisisse la couleur. Segmentation traditionnelle et "incertaine"  homme/femme. Vous en pensez quoi aujourd'hui ? et si la réponse était tout autre ?
Une première réponse "rapide" pourrait être qu'un relationnel / émotionnel (entre 35% et 55 % de la population), homme ou femme,  va s'intéresser aux émotions  passées ou futures que lui  rappellera ou lui procurera le véhicule dans sa relation aux autres (famille, amis, collègues). Un visuel/spirituel  (entre 35 et 55% de la population) va s'intéresser plutôt aux aspects techniques, géométriques, et couleurs, et à l'image que dégagera le véhicule.   Un tactile/rationnel (entre 10 et 20% de la population) sera sensible aux matières, aux formes, et aura besoin de toucher pour se convaincre. Il a besoin d'être rassuré. La couleur choisie peut être associée à des valeurs sûres ou pratiques.

Toute la complexité de la méthode consiste, une fois après avoir établi les profils de personnalités, à  caractériser chaque produit ou service. Leur conférer des attributs de personnalité.  Une analyse qui est menée avec des experts et scientifique de chaque secteur concerné.

AUjourd'hui l'ensemble fonctionne admirablement, et se perfectionne chaque jour un peu plus, grâce au retour d'expérience.

C'est à l'Occasion de la première conférence privée sur 'l"intimité client" donnée hier à Paris, par les 2 créateurs de Morphologia, que  Plusieurs responsables de salon de coiffure ont pu apprécier les clés d'une relation client gagnante. Entre méthode ludique, conseil technique personnalisés,  et outil de gestion / communication très pertinent, FaceDiag apporte notamment une solution immédiate qui s'installe en 10 minutes seulement.
Les nombreux échanges ont témoigné de l'intérêt pour ces nouveaux outils modernes.

Plus d'informations sur Morphologia

Photos Ci-dessous, l'Atelier Coiffure de Rambouillet a aménagé un espace accueil pour pouvoir réaliser les diagnostics de personnalité Facekeys : prise des photos, et point expert, et impression du dossier de 40 pages.  Le diagnostic rapide FaceDiag se fait  par tablette au fauteuil, dans une relation de proximité avec chaque client.









dimanche 17 janvier 2010

Bienvenue à la Poste : innovation marketing majeure qui supprime l'attente en bureaux de poste (2/2)

Dans cette deuxième partie, il est intéressant de faire deux focus.

Le premier concerne l'accueil des clients souffrants d'handicaps. Le bureau de poste de Montparnasse fait un peu office de bureau pilote à ce sujet, avec l'aménagement d'équipements spécifiques pour mieux accueillir également ces clients.

Rémi Karcher présente les aménagements dans la vidéo ci-dessous.

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Deuxième focus pour valider le temps d'attente, voici un exemple concrêt d'accueil dans l'agence. Un premier client attendra environ 3 minutes son tour avant d'être pris en charge pour un changement d'adresse, car une autre personne était devant lui. Un autre, habitué, n'attendra pas en se dirigeant directement aux automates.

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Rémi Karcher conclut en précisant que cette nouvelle organisation n'aura pas d'impacts directs sur les couts des services postaux, mais aura par contre des retombées sur les ventes accrues de produits-services.

L'opération va s'étendre dans toute la France durant 2010 auprès des 1000 bureaux de poste les plus importants, et en banlieue parisienne.






samedi 16 janvier 2010

Bienvenue à la Poste : innovation marketing majeure qui supprime l'attente en bureaux de poste (1/2)

Rien de mieux qu'une visite in-situ pour se rendre compte des grands changements qui ont été menés dans les bureaux de poste depuis Septembre dernier. Je m'étais déjà rendu compte qu'un bouleversement était en cours dans le bureau de poste où je me rends fréquemment sur Paris 7.
J'avais d'abord été séduit par la clareté de l'espace et le design intérieur.
Mais au delà, à peine arrivé, j'étais accueilli par un conseiller qui m'orientait vers tel ou tel guichet, voire me fournissait le service attendu, sans m'apercevoir qu'il gérait aussi la charge de travail de ses collègues.
L'écoute du client semblait la préoccupation de ce conseiller, pour au final, être rapidement servi.

Lorsque l'on m'a proposé de rencontrer l'initiateur de toute cette stratégie marketing innovante, Mr Rémi Karcher, l'actuel Directeur de la Poste Paris Sud, j'ai immédiatement accepté. L'entretien présenté ci-après s'est déroulé dans le bureau de poste de Montparnasse, 42 rue Vaugirard, ce 15 janvier.

Pour l'historique, Rémi Karcher était auparavant Directeur de la poste sur les Yvelines. C'est là qu'il a imaginé la réorganisation des bureaux de poste qu'il a appliqué sur une agence pilote.

Il a ensuite mis en place son concept sur une agence pilote de Paris 13.  Les résultats particulièrement efficaces ont par la suite été duppliqués à l'ensemble des bureaux de poste parisiens.
Pour faire simple, l'objectif est de supprimer l'attente, et dans le pire des cas, elle ne doit pas excéder 5 minutes. Le nouveau concept aurait permis de réduire par 3 la durée d'attente, soit 2 minutes et demi en moyenne.


L'innovation a nécessité l'analyse poussée des besoins clients, au travers notamment de la perception de la notion d'attente, et du type d'opération à réaliser (les opérations rapides, les plus longues).  L'usage renforcé de la technologie avec la multiplication des automates a permis aussi d'accélérer la plupart des opérations courantes d'affranchissement.  La première partie de l'interview porte sur ces aspects : la problèmatique, les types de clients, la perception de l'attente, et les solutions apportées.



 Alors comment  aller à l'écoute du client ? Pour entrer dans le détail, l'accueil du client et l'utilisation des automates sont présentés dans la deuxième partie de l'enquête.




Accueillir le client dès son entrée dans le bureau de poste est la première action. L'usage accru des automates est le deuxième point. Un troisième point est l'aménagement des horaires d'ouvertures élargis jusqu'à 20h en semaine et 13h le samedi (sur certains bureaux de poste).
La quatrième solution est la spécialisation des guichets.  M. Karcher précisera que si la spécialisation des guichets permet de traiter plus de demandes, cela  ne signifie pas pour autant pour les conseillers sont confinés dans un type d'opération.  Comme on le voit sur le troisième extrait, les espaces restent ouverts et à tout moment, le conseiller peut aller chercher un client dans la file d'attente et traiter tout type de demande. Il reste polyvalent. Nouveauté également : les conseillers restent debout, pour "se mettre au niveau du client".
Pour valider cet aspect, une étude menée auprès de médecins a conclu au fait que passer souvent de la station assise à debout était préférable à l'organisme, que d'être en permanence assis. La hauteur des sièges des conseillers a été adaptée à une assise en position haute.




suite de l'article à venir prochainement...


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