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lundi 27 octobre 2014

CEA Grenoble : une journée de discussion sur le marketing innovation

Le CEA me demande de communiquer sur la journée organisée le 13 novembre prochain à Grenoble.


Quelles réponses face aux contraintes actuelles ?

Innover dans le marketing de l’innovation technologique

Face à la crise, dans un monde en perpétuel changement, un autre marketing s’impose.
Comment transformer les menaces en opportunités ?
Comment rebondir avec une démarche d’innovation dans un environnement difficile?
Comment créer plus de valeur avec moins de moyens ?
Comment tirer parti de son écosystème pour innover?
Relancer l’industrialisation par l’innovation ouverte ?

Nous vous invitons à profiter de l’expérience de ceux qui ont su retirer tous les bénéfices d’un marketing de l’innovation et des technologies innovant.


L'introduction du sujet, par Marc Giget portera sur les enjeux du marketing de l'innovation : 

9h30 - 10h00 : Les grands enjeux du marketing de l’innovation dans un monde complexe en mouvement

Marc Giget, président de l'Institut européen de stratégies créatives et d'innovation et du Club de Paris des Directeurs de l’Innovation
La déception de la société face aux innovations actuelles démontre une marge importante d’amélioration du marketing, qui se fait dans deux grands axes: big data et digital marketing et implication croissante des utilisateurs dans la conception des nouveaux produits et services.


Suivra ensuite une intervention du professeur Daniel Rey, Docteur en Gestion qui mène des recherches sur les consommateurs et le marketing de l'innovation.
10h00 – 10h30 : Le client, toujours au cœur de l’innovation

Daniel Ray, professeur de marketing et responsable de l’Institut du capital client au sein de Grenoble Ecole de Management
Pourquoi les clients n’achètent-ils pas toujours les « meilleurs » produits (les nôtres...) ? Malgré toutes les mutations des différents écosystèmes censées révolutionner les processus d’innovation technologique, comprendre, mieux, intégrer les futurs clients tout au long du processus d’innovation reste un basique. Mais comme le suggèrent de trés nombreux exemples ainsi que les recherches scientifiques du domaine, mettre en place et/ou renforcer à outrance les normes et autres process d’intégration du client dans la chaîne d’innovation ne remplaceront jamais une réelle « orientation client » de l’entreprise et de chacun de ses collaborateurs.

La fin de matinée permettra de présenter les démarches d'innovation  de 3 entreprises  PME ou TPE.

11h00 – 12h30 : Témoignages: Le MTI innovant appliqué aux projets. Déclinaison dans une start-up, une PME et une ETI

Jean-Luc Vallejo, co-fondateur, ISKN
ISKN a conçu une surface sensitive et perceptive pour que les objets de la vie quotidienne interagissent avec le monde numérique. La première application permet de numériser en temps réel notes et croquis avec un stylo standard. Comment une start up issue du CEA Leti a-t-elle réussi à gagner 18 à 24 mois sur un marché où le facteur temps est critique. Retour sur l’aventure du crowdfunding.
Marc Pollina, fondateur et président de M3 Systems
M3 Systems est une PME spécialisée dans la radio-navigation par satellite. Comment cette entreprise, confrontée à une concurrence mondiale, a-t-elle su faire évoluer sa stratégie et adapter ses moyens pour faire converger une approche tirée par ses développements technologiques avec l’écoute des besoins du marché ?
Sébastien Martin, directeur commercial adjoint, Poma
Passer d’une offre produit à une offre de solution, c’est le challenge que doit relever POMA, leader du transport par câble. Quelles approches du marketing de l’innovation pour rechercher les ruptures technologiques ayant des répercussions sur l’approche contractuelle, la gestion des risques, et le transfert de services ?

Début d'après midi, Trois ateliers  très intéressants, mais "au choix" présenteront les tendances marketing du moment :

14h15-15h15 : Quoi de neuf dans les outils de marketing de l’innovation ? 3 ateliers au choix

Le marketing BtoB à l’heure du digital: marketing 2.0 et réseaux sociaux – Grenoble Ecole de Management, Christian Rivet, Professeur à GEM
Apport des serious games pour l’innovation – Grenoble Ecole de Management, Hélène Michel
Le lean marketing, l’exemple de la start-up – CEA Leti, Philippe Ruffin

Enfin l'innovation abordée par 2 grand groupes :

16h15 – 17h15 : Comment deux grands groupes industriels ont-t-ils fait évoluer leur stratégie pour s’adapter aux changements?

Benoit Jacquemin, directeur innovation & technologies, BU Industrie, Schneider Electric
Le processus d’innovation au sein de Schneider Electric : une démarche intègrée alliant client, proposition de valeur, technologie et business modèle. Illustré au travers d’exemples concrets d’utilisation des leads customers et de veille technologique .
Dominique Levent, directrice créativité et promotion de l'innovation, Renault
Innovation frugale, Jugaad ... de quoi s'agit-il exactement ? Comment ce nouveau concept venu d'Inde influence-t-il les projets de recherche et plus globalement la stratégie de Renault. L'exemple de Twizzy et Logan.

SI je souligne l'intérêt d'essayer de "changer " l'approche marketing de l'innovation, face aux évidences de l'"échec" de la vision saint simonienne de l'innovation à la française,  il serait risqué de s'arrêter à une approche "cosmétique"  de l'innovation, pour en définitive, ne "rien changer". On peut donc s'attendre à l'issue de cette conférence, à un apport pratique et théorique sur les processus d''innovation sous une approche marketing. 

Voici pour alimenter le débat deux remarques. 

Pour ma part, Il serait souhaitable que la définition du concept de marketing de l'innovation puisse être clarifiée. Car l'écoute ou la connaissance client, ou la simple utilisation d'outils informatiques statiques ne justifie pas à elle seule de prétendre à s'inscrire dans une nouvelle approche. En témoigne la notion de besoins inconscients qui domine largement les acte de consommation, ou encore les caractéristiques d'hyper dynamisme des marchés aujourd'hui qui rendent obsolètes les datas à peine créées. 

Je m'interroge également sur une vision restreinte autour des "outils" technologiques au service de l'innovation. Par exemple le big data, pour enrichir les fonctionnalités des produits, ou le digital marketing, pour la communication aval ou la mise en place de MDM (Master data Management). 
S'ils peuvent servir la réflexion, ou aider le marketeur, mettre en avant les atouts et les freins de ces outils peut être  constructif. 

inscription à la conférence  sur : http://rencontresmti2014.insight-outside.fr/
tarif : 150 €


mercredi 8 octobre 2014

#pianocrf : vers du marketing expérientiel en centres commerciaux ?

Il aura fallu longtemps avant que la distribution comprenne qu'il y avait des gens derrière un porte monnaie. Au départ, les galeries commerciales sont apparues pour dépenser encore plus. Une stratégie marketing "pull". Mais exit aujourd'hui le marketing dit "transactionnel" dont le principe est dominant depuis l'ère industrielle : je fabrique, ou je distribue, donc tu achètes. L'apogée du commerce voit le jour avec des galeries gigantesques sensées attirer.

Aujourd'hui, les consommateurs souffrent.
Les derniers chiffres montrent que 25% de la population française n'atteint pas un revenu suffisant pour vivre normalement. 

Le développement logique de la "relation client", exacerbé par internet et les réseaux, montre à quel point l'achat n'est plus au coeur des préoccupations, lorsque l'on sait tous que les prix augmentent, sauf le porte monnaie. 
Par ailleurs, à quand remonte la dernière tomate "avec goût" que vous avez consommé en grande surface ?  personne n'est dupe sur la production de masse, ou "industrielle", au prix du "frais". 

Les périodes de crise rétablissent des vérités ou l'on ne peut plus compenser le mal être par de l'achat compulsif, ou le simple fait de pouvoir exercer un ... pouvoir d'achat. J'achête, donc je vis ! 

Carrefour, tout en surfant sur la mode des télé-crochets, découverte de talents artistiques, et en combinant avec le succès du piano dans les gares (d'accord ils n'ont rien inventés !), ou encore des initiatives telles que Vocal TOur qui se déroule dans les centres commerciaux, nous offre une éclaircie dans le paysage commercial. Il y aurait de l'émotion derrière ses clients ? 
Nous entrons dans l'ère du marketing expérientiel. Et oui, finalement, on achète de l' émotion.... 
retrouvez toutes les vidéos en suivant : ‪#‎pianocrf‬
https://www.facebook.com/video.php?v=795865883767799

samedi 6 septembre 2014

Innovation à l'école : placer l'enfant au coeur de son apprentissage (Céline Alvarez)

Deux années de test d'une nouvelle approche pour l'apprentissage ont été présentées par Céline Alvarez.

S'inspirant de la méthode Montessori, (http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Montessori )
 elle a observé  dans une zone d'éducation prioritaire  les évolutions d'une classe maternelle organisée selon une approche ouverte qui s'appuie sur 4 principes :
1/l'attention
2/ engagement
3/retour d'information immédiat
4/consolidation

le résultat est sans appel : un épanouissement et un bien être sans égal, à partir d'atelier en libre service : les enfants choisissent leurs activités (attention+), il utilisent des outils didactiques et objets tactiles et sensoriels pour améliorer la compréhension et l'attention, et s’habituent à répéter les gestes jusqu'à ce qu'ils réussissent, tout en mémorisant l'action de répétition.
Le décalage entre la prédiction et l'observation créent la surprise et améliore l'apprentissage. Ce principe est largement appliqué dans l'expérimentation.
Un autre effet direct de la méthode est le développement des compétences non cognitives,  sans chercher à les imposer, telles que la confiance en soi, l'estime de soi, la capacité d'entraide, la coopération...





dimanche 31 août 2014

Neuromarketing : des constats qui font réfléchir sur la communication produit (Martin Lindstrum)

Suite du dossier Neuromarketing.
5 informations très  intrigantes, selon les constats  de Martin Lindstrum.

- le paradoxe des emballages de cigarettes
- les références sexuelles extrêmes qui perturbent
- les marques et religions : des mécanismes proches
- l'association image et autre sens favorise l'assimilation d'un message
- le rôle des rituels, sorte de balise

"une conversation inconsciente" se déroulerait lors de la consommation.

La notion de besoins conscients et inconscients, et de leur satisfaction n'est pas nouvelle. Ce qui l'est, c'est la compréhension de cet inconscient qui permet d'anticiper mieux le comportement et de faire tomber des a-priori.

Le neuromarketing aide à décoder certains aspects de cet inconscient. Qui devient alors .... conscient  ?





Plus d'infos sur l'auteur : http://www.martinlindstrom.com/ 

mardi 12 août 2014

Maffesoli, tribus, et tribalisme moderne porté par les réseaux sur internet

De la sociologie au marketing... la tribu pourrait être aujourd'hui à la segmentation, ce qu'internet est à la communication. C'est en tous les cas un élément de mes recherches à venir.

VOici un article compilant la tribalité moderne dans notre société, un courant porté par le sociologue Michel  Maffesoli, lui qui a lancé plus tôt le slogan "le lieu fait le lien".

article complet et vidéo extraites d'emissions sur la notion de tribu.

http://www.slate.fr/story/85967/michel-maffesoli-sociologie-troll


le site du sociologue : http://www.michelmaffesoli.org/parcours

jeudi 7 août 2014

les courants d'innovation des années 50 à nos jours. (part 1)

Vous trouverez un lien vers une introduction aux grands courants d'innovation "connus" ....
source : http://www.innovationpartagee.com/




En 50 ans, la modélisation des processus d’innovation a beaucoup évolué, d’un simple modèle linéaire vers des modèles beaucoup plus complexes.


Durant les années 1950 et 1960, le modèle « Research push » (Recherche poussée) ou innovation de 1ère génération prévalait.


Cette approche partait de l’hypothèse que l’innovation est un processus linéaire démarrant par la découverte scientifique, passant à travers les étapes d’invention, étude et réalisation pour terminer sur une phase de marketing pour le nouveau produit ou process.


Selon cette vision, le plus gros challenge résidait donc dans la gestion efficace des investissements de R&D.


Ensuite, au début des années 1960, un 2eme modèle d’innovation linéaire fut adopté par les industriels et les instances gouvernementales : « Demand pull » (innovation tirée par la demande).


Dans ce modèle, les innovations découlent d’une demande perçue, qui influence la direction et la vitesse de développement des technologies.
Selon cette vision, le plus grand challenge est l’investissement efficace dans le marketing et l’identification des besoins du client.


Ces approches linéaires de l’innovation furent par la suite critiquées car trop simplistes.


Un mix de ces 2 approches déboucha sur le modèle de 3ème génération où le « research push » et le « demand pull » pouvait fluctuer en fonction des phases du processus d’innovation et cohabitant naturellement.


Dans les années 1970, ce 3eme modèle se répandit avec une approche interactive entre les besoins client et la recherche.


Selon cette vision, le principal challenge est la communication inter-organisationnelle marketing -recherche.


Au début des années 80, une 4eme génération, l’innovation collaborative, mis ensuite en avant les processus complexes de communications entre les différents acteurs de l’innovation interne ( R&D, marketing, distribution..) ainsi que les acteurs externes.


Ce modèle apparu suite à la prise de conscience de la complexité de l’innovation et des apports d’acteurs variés incluant les clients, fournisseurs et partenaires.


Dans ce modèle, les challenges dépassent la simple gestion du marketing et de la recherche pour inclure des partenaires diffus dans et au dehors de l’entreprise.


Enfin, dans les années 1990, un 5eme modèle de processus apparu.


Dans ce modèle, les services/départements des entreprises ne sont plus vus comme des entités indépendantes mais comme des acteurs liés collaborant en même temps sur l’innovation, via notamment l’utilisation des nouvelles technologies digitales.


Les « lead users » et les fournisseurs principaux sont considérés comme des acteurs majeurs de l’innovation et placés au cœur de la démarche.


Le focus est désormais sur la création d’écosystèmes, via notamment des partenariats, projets collaboratifs.


Le modèle de l’Open Innovation rentre dans cette catégorie .


Il est aidé par le développement technologique afin de collaborer en temps réel et manager les différents acteurs de l’innovation. Ces derniers sont intégrés de plus en plus tôt, par le biais notamment de la simulation, prototypage rapide etc…


Par son processus clairement décrit et promu par H. Chesbrough, ce modèle ne pourrait-il d’ailleurs pas être considéré à certains égards comme une 6ème mutation du modèle…?










En guise de conclusion sur l'article ci-dessus : ces approches d'innovation ont-elles sécurisé le lancement commercial ? pourquoi a -t-on toujours autant d'échecs commerciaux de l'innovation ? y a t-il une place pour une nouvelle approche qui améliorerait son acceptation sur le marché par anticipation ?


c'est pour répondre à ces question que je m'intéresse au marketing de l'innovation.  Nouveau courant ou nouvelle méthode  ?



mardi 5 août 2014

Neuromarketing part 1 : introduction

En introduction au sujet : l'émission Cash sur le neuromarketing


Jouer sur l'inconscient, en amont de l'achat. La polémique : la manipulation en travaillant sur les émotions : l'envie, le plaisir, la peur....

un commentaire  sur l'émission : http://www.c-est-bio-la-vie.net/tag/neuromarketing/

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