Voici une thématique marketing, de "behavioral economics", née dans les années 60 aux Etats-Unis, et très en vogue aujourd'hui, porté notamment en France par Eric Singler. Elle met des points sur les I du comportement en puisant au fonds de la compréhension de la motivation d'un individu. On parle également de la mise en évidence d'une architecture de choix.
Le "Nudge" nous vient des Etats -Unis et a été amplifié suite à deux prix nobel en économie. Herbert Simon (années 50), tout d'abord, qui a montré la notion de rationalité limitée du comportement.lien
Un peu après, deux chercheurs ont montré des "anomalies" par rapport à la théorie de l'homme rationnel face à une décision, en multipliant des expériences démontrant les travaux de Simon. Et en allant plus loin, ils ont montré des comportements liés à :
l’intérêt des autres,
les émotions,
l'environnement,
son propre intérêt (égoïsme), etc.
Au final, nous serions (selon le psychologue Dan Ariely http://fr.wikipedia.org/wiki/Dan_Ariely) systématiquement irrationnels. Avec des Biais (ou influences) systématiques. On peut alors s'y appuyer pour conduire un changement comportemental de son public.
En 2002, Daniel Kahneman, père fondateur, a obtenu un prix nobel d'économie sur ses travaux académique sur la décision.http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Kahneman
Cela a donné lieu à la mise en lumière d'un nouveau courant, et différentes recherches applicatives vers le marketing, avec 3 ouvrages, dont un de Ariely, et un, récent, de Kahneman. Ces idées sont appliquées aujourd'hui par des gouvernements ou entreprises.
3 éléments d'influences, peuvent augmenter un résultat de 1 à 2 % à une échelle de masse (grande consommation):
1- volonté d'appartenance au groupe social, poids des normes sociales (ex : mes voisins ont fait ça, et vous ?), dès lors que l'on me dit quel est le bon comportement à adopter
2- la "saillance " : mettre en évidence l'information, par exemple visuellement (on parle d'une offre saillante)
3- la récompense, fondée sur l'égo (bravo tu es un bon exemple)
La particularité est de ne jamais obliger, sans contraindre, mais d'orienter les choix. Or changer un comportement est aujourd'hui extrêmement coûteux.
Exemples d'applications :
- améliorer l'inscription au don d'organe de 96 000 personne en un an en Angleterre, en adoptant la bonne attitude citoyenne.
- réduire la consommation d'énergie radicalement auprès de 600 000 ménages, en modifiant l'information figurant sur les factures
- amélioration de 20% du tri sélectif grâce à une note affichée sur la porte de 160 ménages
- basculer de l'usage du climatiseur vers le ventilateur, moins énergivore. Réduction de 10% de la consommation énergétique sur la population approchée.
- une note permet d'avoir un comportement vertueux pour réutiliser les serviettes dans une chaîne d’hôtel
Exemple en saillance :
- une mouche dessinée au fond des urinoirs permet de réduire de 80% l'usage de produits de nettoyage dans les toilettes d'un aéroport.
- inciter à utiliser les escaliers au lieu des escalators, pour améliorer la santé, de façon ludique en jouant du piano
Et ça, c'est pour illustrer la stratégie du bon exemple appliquée dans la rue pour demander de l'argent.
en savoir plus :
Rubriques du blog
mardi 13 mai 2014
mercredi 9 avril 2014
Mini Traité marketing sur la "fonction anti-douleur ©" : comprendre ce qui fait mal pour mieux vendre !
| les D-days (c) du métro : journées déchets (Dust), première semaine d'avril 2014 |
je saisis un fait d'actualité, que j'appelle les "D-days (c)", journées déchets des gares parisiennes (ici gare d'Austerlitz vendredi dernier) pour évoquer "la douleur" du marché, et des consommateurs. L'entrepreneur doit l'identifier au départ de son activité pour réussir à vendre, ou vendre plus facilement. Mais aussi une douleur qu'il faut parfois rappeler, lorsque le consommateur l'oublie, et lorsqu'il finit par ne plus s'apercevoir de la qualité du service rendu ou du produit. "Que se passerait-il si nous n'étions plus là" est parfois utile de rappeler pour que le consommateur en ait conscience. C'est alors le travail de la communication.
Pourquoi parler d'une douleur qu'il faut nécessairement trouver si l'on veut "vendre" facilement un service ou un produit ? Elle est bien entendu à prendre au sens figuré, quoi que....
et pour reprendre une image que j'utilise en cours, l'achat n'est-il pas un moyen d'enlever une "douleur" ? C'est une des fonctionnalités psychologiques de l'achat : la "fonction anti-douleur ©" marketing.
Elle peut être physique, émotionnelle, psychique, sociale, sentimentale, financière, .... elle prend des formes multiples. On pourrait croire qu'un achat est une satisfaction, dans le sens de se faire plaisir ? certes, mais avant tout, c' est trouver un remède à une douleur réelle ou créée artificiellement.
La douleur peut -elle abordée comme l'origine du besoin ?
Que penser de l'affirmation "il n'y a que les bébés sales qui réclament le changement" ?
tous les parents comprendront ce message. Le bébé pleurera tant qu'il ne sera pas changé. C'est la douleur à enlever. On le voit, le Besoin de changement ne vient qu'à la suite de la douleur. Car le Bébé n'a pas conscience du besoin de changement, lié, de plus, à un corps étranger : à la couche qu'on lui a mise. Dans ce cas, la douleur est une réaction naturelle à un inconfort pouvant générer des pathologies cutanées, pouvant s'aggraver. C'est une réaction de défense du corps. Avec la couche, on a donc créé un besoin de changement ! Même si celui-ci répond à un vrai besoin de confort pour les parents !(leur douleur propre étant alors de devoir passer du temps à nettoyer !).
SI vous trouvez cette douleur, et les causes, quelque soit votre idée nouvelle, vous serez en mesure d' améliorer votre offre de produit ou de service, en étudiant toutes les fonctionnalités pertinentes à créer, et vous rendrez service plus fondamentalement au marché, qui vous le rendra bien.
Ainsi, dans le cas du bébé, vous pourriez vous positionner sur des solutions en amont de la couche, pour envisager ..... de la supprimer ! C'est donc un axe d'innovation.
La Douleur est plus fondamentale que le besoin. Elle peut relever du physique ou du psychologique. Par exemple, Il faut "avoir faim" pour être particulièrement sensible à une odeur culinaire. A l'inverse, elle peut être insupportable lorsque vous n'avez pas faim. Mac Donald l'a bien compris...et a travaillé sur les neurosciences appliquées au marketing. On leur a même reproché d'être allé trop loin. Le Besoin vient ensuite, et il peut être conscient ou inconscient.
Cette semaine avait lieu dans les gares parisiennes une grève des entreprises de nettoyage. Les photos présentées ici sont parlantes. Dans un moment comme celui là, la douleur est palpable. Elles est visuelle, odorante, et physique, puisque j'ai vu une personne glisser sur un plastique et tomber devant moi.
Dans un tel cas, on comprend le service nécessaire. Il prend forme, et se matérialise. On l'exige, peut importe le prix !
Dans mon approche des fonctionnalités marketing à proposer pour un produit ou service, il faut chercher "l'absence de" , c'est à dire la douleur générée par "l'absence de". Le but est de se distinguer fondamentalement des concurrents. S'intéresser au Besoin est important. Mais peu s'avérer insuffisant, puisque la surface "matérielle" cache un problème de fonds. Par défaut, cela dit, beaucoup se contentent de l'analyse des besoins. Les innovations incrémentales sont alors foison. L'innovation de rupture s'intéressera selon moi à retirer la douleur fondamentale.
Pour l'analyse des fonctionnalités d'"usages" à apporter, qui fera l'objet d'autres présentations plus complètes, je distingue les fonctions principales, qui s'appuient sur un marché qui ne sera jamais saturé ou "satisfait complètement" : exemple, offrir un service de nettoyage des espaces publics" et les fonctions secondaires, non limitatives "nettoyer une fois par jour, nettoyer plusieurs fois par jour, passer un produit odorant frais, désinfecter, cirer, intervenir aux heures de fermetures, signaler le passage des équipements roulants, vider les poubelles......
Ajout du 5/8/2014 : voici un article présentant une campagne de communication basée sur la "douleur". traitée de façon humoristique (émotionnel) la marque joue sur la douleur de perdre son "zippo".
http://www.lemondemarketing.com/la-douleur-de-perdre-son-zippo/
Autres photos dans le métro parisien :
mercredi 5 mars 2014
Marc Giget : de la Stratégie du low cost aux Mardis de l'innovation
Tour d'horizon des chercheurs en économie, gestion, et innovation. Après Delphine Manceau, voici Marc Giget.
Docteur en économie internationale et Président de l'Institut européen de stratégies créatives et d'innovation, organisme de recherche et de formation de cadres dirigeants à l'innovation et au renouveau des entreprises. Il réalise les Mardis de l'Innovation, conférences diffusées dans une centaine de pays. Il a créé le Club de Paris des directeurs de l'innovation, où s'échangent les connaissances et pratiques d'une cinquantaine de grandes entreprises européennes. Dans cette interview, il nous donne sa vision du low cost, ou "frugale innovation" . Article paru sur l'APCI http://ow.ly/udM3I
à noter :
Comment définissez-vous l'innovation ?
Il y a trois composantes dans l'innovation : elle intègre le meilleur état des connaissances scientifiques, techniques, etc., dans un produit ou un service créatif, dans l'objectif d'améliorer la satisfaction de la société et des individus (réduire les coûts, les accidents, la pollution, les risques...).
Qu'entendez-vous par « créatif » ?
Les connaissances ne s'organisent pas toutes seules. Aujourd'hui, avec 12 millions de chercheurs dans le monde et plus de 2 millions de brevets par an, il y a bien un choix à effectuer dans la conception de quelque chose de nouveau. Cette « synthèse créative » est au cœur de l'innovation. L'enjeu étant bien d'améliorer la vie. « Améliorer la condition humaine » disaient les grands innovateurs de la Renaissance. Aujourd'hui, environ deux tiers des innovations sont rejetées par la société.
pour aller plus loin
Vidéo de Marc Giget sur le low-cost
permiers mots
APCI,
créativité,
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exemple d'innovation,
industrie,
low cost,
Marc Giget,
stratégie
mercredi 26 février 2014
le marketing de l'innovation par Delphine Manceau : ou comment booster l'innovation ?
Voici l'intervention de Delphine Manceau lors d'un colloque organisé par Rennes Métropole il y a quelques mois. Responsable de l'institut de réflexion sur l'émergence de l'innovation dans les entreprises, au sein de l'ESCP europe, qu'elle a créé depuis 2 ans. Docteur en sciences de gestion, et professeure de marketing à l'ESCP europe. Elle a co-rédigé avec le professeur M. Morand en 2009 un rapport pour Mme Lagarde pour une vision élargie de l'innovation.
Elle consacre une partie de ses recherches au marketing de l'innovation. Beaucoup de choses essentielles pour les marketeurs sont abordées dans cette présentation, dont vous trouverez une transcription ci-après.
Delphine Manceau évoque l'élargissement nécessaire vers l'innovation non technologiques, sous toutes ses formes. De nombreux exemples sont donnés.
vidéo complète http://vimeo.com/49306025
Delphine Manceau évoque l'élargissement nécessaire vers l'innovation non technologiques, sous toutes ses formes. De nombreux exemples sont donnés.
vidéo complète http://vimeo.com/49306025
Transcription
Plusieurs chiffres sont donnés. selon l’OCDE , la France est au 11ème rang des pays qui
innovent.
Que retenir de ses chiffres : quelques éléments
clés .
1/capacité d’innovation très centrée sur les grandes
entreprises. Spécificité française de l’activité économique, malgré des PME très
dynamiques, notre tissu des pme est moins
important qu’en Allemagne.
2/on a une culture de l’innovation héritée de notre tradition « Saint Simonienne »,
de l’excellence de nos formations scientifiques et écoles d’ingénieur, et nous
sommes très bons sur ces aspects.
Mais on voit l’innovation comme essentiellement
technologique, et R&D. = les
politiques de soutien /simulation sont orientées high tech. Le résultat est de
bonnes inventions, mais qui sont trop souvent développées, commercialisées hors de France car on ne met pas l’accent sur
la dimension non technologique de l’innovation.
Complément indispensable à faire.
Donc il faut intégrer
l’invention dans des usages nouveaux ou pré
existants = travail énorme de transformation de l’invention en innovation. = la
compléter par une vision non technologique de l’innovation.
Exemple : la France est un pays qui a fait de belles innovations
de service. Carrefour (distribution), Club
med sont des innovations non technologiques, très connues à l’étranger.
Dans certains secteurs industriels, c’est la création qui
prime.
Toutes les tailles de PME sont concernées. On peut également s’interroger sur des
nouvelles formes de business model.
3/ intégrer la technologie dans un schéma plus large pour justement aboutir à des produits ou
services qui soient des succès commerciaux, qui soient en mesure de générer de
l’activité pour les entreprises, et créer de l’emploi pour les territoires.
Le Diversité de
l’innovation : de quoi s’agit-il ?
Il y a une dimension technologique. Exemple le Blu-ray est
purement technologique. Cela n’a pas
changé nos usages. La difficulté est de convaincre que c’est mieux.
Il y a des inventions qui sont des inventions d’usage.
Ex : le velib. Modèle de vélo emprunté momentanément,
est un nouvel usage. Possède une petite
dimension technologique cela dit. La
révolution est le rapport à l’objet, on ne le possède plus, il est très lourd.
Pour voir s’il y a un nouvel usage, se dire : est-ce qu’il y a une nouvelle
gestuelle, un nouveau rapport à l’objet, que font les concurrents ?
Ex : le jeu vidéo avec kinect (on joue avec le corps). Beaucoup
de high tech derrière avec entreprise israélienne
qui a concédé licence à Microsoft.
Innovation de service : PME entreprise Plage : a
inventé les Stickers muraux
Les compotes à boire. L’enfant va le mettre dans son
cartable. Rentabilité différente,
innovation de packaging. A relancé la
consommation de compote en France.
Le smoking pour femme, qui a rendu YSL célèbre.
Comment faire de
l’innovation d’usage ?
Le facteur clé est le design. Vision dichotomique en France. Faire du beau (mais inconfortable), ou on
travaille sur l’ergonomie.
Aujourd’hui, qui dit design, dit les 2 : ergonomique,
et convivial à utiliser.
Apple : même si les investissements en R&D sont limitées, champion de l’éco système :
ils utilisent les idées r&d
d’autres, avec royalties. Ils mettent
l’accent sur le design Internalisé. Très épuré. Interne à l’objet qui le rend très intuitif.
On intègre une technologie très pointue par une gestuelle très simple à
utiliser sur le marché. Capacité
d’appropriation très rapide des utilisateurs.
Ex : on utilise 10% des capacités de certains produits car on n’a pas lu les 70 pages de
notices techniques.
Autre Spécificité française : 60% des entreprises n’ont jamais recours au
design en France, comparé à 1/3 des entreprises en Uk , et 25% en Norvège. Faible tradition française. (j’ai pris les meilleurs pays)
Grande différence de Vision de l’innovation. En France , on parle innovation avec high
tech, r&d, technologie. En Uk, d’industries créative, création, architecture, design, cinéma , musique, jeux vidéo…
Design Council interroge les entreprises UK il y a 10
ans (2002) vis-à-vis du Design : Améliore mon image, ma qualité, permet de mieux
communiquer avec client, augmente ma rentabilité, réduit mes coûts de
fabrication, pénétrer de nouveau marchés ….
Aujourd’hui en
UK : selon design Britain /Council :
33% des entreprises en croissance disent
que le design est important pour elles, contre 11% des entreprises en
difficultés. (selon l’étude) les entreprises les plus performantes
financièrement disent utiliser le design
de manière stratégique.
Les prix sont-ils un facteur clé de concurrence ? Selon l’étude, êtes-vous Soumis à une
forte intensité ? 45% disent oui pour les entreprises qui n’ont
pas recours au design contre 21% des
entreprise qui ont recours au design.
= sortir d’une concurrence par les prix. Moins de comparaisons entre produits
revisités par le design et les autres.
Innovation
d’usage : c’est aussi le marketing
Nouveaux concepts, nouvelles méthodes de vente. Nouvelles expériences de consommation.
La grande tendance est le marketing expérientiel = on achète pas uniquement pour les fonctions
techniques, mais c’est agréable, rigolo, et l’expérience de consommation
est agréable et ludique, facile
d’appropriation.
Dans la distribution : Nature et Découverte a été
précurseur en France. Senteur,
formations sur la nature, expérience en magasin. Découverte de
choses…. Les consommateurs vont passer
un bon moment, et pas seulement pour acheter ;
Produit cosmétique de Lush : en forme de gâteau,
bonbon…
Cela génère de la compétitivité.
L’importance de la
création.
Paradoxe : d’un côté le monde de la mode, création, et
de l’autre celui de la r&d et high tech. ne se côtoient pas beaucoup. Des
exceptions cela dit avec les nouveaux tissus. Mais il faut favoriser les
échanges.
On touche un sujet qui m’est très cher : rencontre
entre secteur, Convergence de secteurs différents comme sources
clés d’innovation.
Les sciences
humaines.
Sciences qui peuvent favoriser l’innovation. Ethnographies,
sociologies pour travailler sur les comportements, travailler sur les usages.
Le rapprochement des
universités va dans le bon sens.
2 ème diversité de l’innovation :
L’innovation de
l’offre (exemple Renault)
Des processus
Nouveaux Business
model (velib, i-tune, …) :
c’est quoi ? qui paye pour quoi et combien ?
Sensibilisation des entreprises : 70% des PDG des
grandes entreprises mondiales travaillent sur ce BM. Réinventer les
nouvelles sources de revenus des entreprises, s’interroger sur qui paye pour quoi ?
Renouvelle les termes de l’échange, permet de sortir de la
comparaison de prix. Permet d’aborder
les pays émergents (on développe d’abord pour les pays émergents, puis on
importe dans nos économies développées).
« reverse innovation »
Pourquoi ? On assiste à une convergence forte des
secteurs. Ex : musique, cinéma, téléphonie, informatique. Sont aujourd’hui
réunis dans des machines qui font tout. Qu’est ce qui doit revenir aux
différents fabricants ?
Nouvelles formes : abonnement et location. Vers une économie de l’abonnement, et moins
celle de la propriété ? Vers où cette évolution ira –t-elle ?
Passer de la vente de produit à la vente de service ? Surtout
vrai dans le btob. Exemple ; entreprise Vectra : machine de découpe
de textile pour la mode, les véhicules…. Vont vers un service d’optimisation de
l’utilisation des équipements, qui vont dans le sens aussi du DD
La gratuité. Notamment sur internet. Service minimum gratuit, et payant pour les
options. Est-ce que d’autres secteurs vont être touchés ? Au japon, le café est gratuit dans des universités, contre publicité.
Low Cost : peut-être
vecteur d’innovation.
Ex. idtgv. C’est un
labo d’innovation de la SNCF. (bar, massage, ambiances….). Certains ont été
des échecs (le show-room), mais sert de test.
Tendance : Assembler des services, et faire un
package : deep broadening (ex.
avion : billet avec repas, boisson, bagage….) . Avec le low cost, les
services sont dissociés. Ce qui permet d’afficher des prix bas au départ.
Le monde.fr
C’est un modèle freemium : l’article complet est
payant.
Innovation de
processus
Xara : innovation de supply chain. Innovation de
Processus pur.
On observe qu’un produit part vite : une semaine plus
tard de nombreux stocks arrivent.
Entrecôte :
concept low tech. Mais pas low
cost (25/30 € en moyenne)
Restaurant où vous n’avez pas le choix du menu. Fort impact et rapidité en cuisine. Grand
succès partout. Il y a une bonne qualité
produit. Un concept précis qui plait. Les gens savent ce qu’ils vont avoir. En
France, Londres, Beyrouth.
-
La Mini de BMW
La personnalisation est énorme. Tissus, couleurs …. Des
éléments figés en amont et beaucoup d’éléments choisis lors de la
commande ; GRANDE FLEXIBILITE pour la production à posteriori des modèles.
Pour résumer, 3 formes d’innovations à considérer.
L’innovation est composite.
Distinguer 2 types
d’innovation non technologiques.
Celles de secteurs
non technologique (ex : restauration ou la techno est assez limitée), et dimension non technologiques des
secteurs high tech, avec les innovations
d’usage)
La rencontre entre les secteurs est aussi essentielle.
Deuxième partie de ma présentation.
LES FACTEURS QUI
FAVORISENT L’INNOVATION DANS L’ENTREPRISE
-
Ne pas opposer l’innovation incrémentale, et la
rupture.
Ne pas attendre le graal ! « nous, on fait que de la rupture »…
Plus on innove, plus on se prépare. L’innovation C’est une économie de la
quantité.
Ne pas avoir peur des petites innovations.
Plus on fait, mieux on sait faire.
-
Ne pas se contenter de l’innovation
technologique
Economie de la quantité.
Logique des industries créatives. Dans
l’édition, des milliers de romans sont lancés.
Avec quelques best Sellers qui financent les « échecs ». Mais
cela nourrit la création et la diversité.
En pharmacie, c’est différent. Ne
s’applique pas avec nécessité d’
économie d’échelle en matière de r&d.
Mais dans de nombreux secteurs, plus on innove, plus on réussit dans de
nombreux secteurs. Plus on échoue, et plus on réussit.
Pourquoi il faut innover beaucoup pour
réussir un peu ? ce qui compte
c’est la capacité d’innovation.
L’indicateur de la performance en matière
d’innovation n’est pas la part des projets qui ont été des succès commerciaux
mais plus la part des ventes qui ont été issues des produits récents.
Mesurons l’impact de la réussite, et non la
part de la réussite dans le CA global.
-
L’importance
de la dimension culturelle.
= encourager l’initiative, la créativité,
ne pas mettre dans un placard les gens qui ont fait des échecs.
Accepter la prise de risque. Spécificité française : on a du mal à
communiquer sur les échecs.
Quelqu’un qui a fait des entreprises qui
ont fait faillite a du mal à convaincre des partenaires sur un nouveau projet.
Or…. C’est un gage de réussite future.
«un gourou de la silicone vallée, dit
« Il ne faut pas dire qu’il est acceptable d’échouer , il faut
considérer que c’est un impératif »
Avoir les gestes et messages en interne
pour décomplexer ceux qui ont échouer;
-
Caractère d’injonction paradoxal de Motiver les
gens à ne pas échouer, à donner le maximum, et après, leur dire que ce n’est
pas grave.
Finalement, ‘Encourager l’échec’ !
-
Travail
interfonctionnel
Marketing et r&d.
On dit qu’ils ne parlent pas le même
langage. Au début, il y a des conflits sévères. Pas de compréhension. Et puis lorsqu’ils persistent,
les résultats sont beaucoup plus innovateurs, et inattendus./ mise en place de
formation pour les étudiants.
Il peut y avoir l’intégration d’un
tiers : un designer, quelqu’un du service achat, gens des usines… le
travail à trois peut mieux fonctionner.
-
Recruter des gens très différents
Diversifier les recrutements, Propice à la
créativité, génération, culture (familiale, géographique), formation… c’est dur
au début….
-
Dimension spatiale
Je crois beaucoup à la proximité entre la r&d, les usines,
et les marchés (lorsqu’ils sont chez nous)
Fabriquer et concevoir là où sont les
consommateurs.
-
Partenariat et open innovation
-
Marketing de l’offre
Dans notre société de surabondance, pas de
besoins non satisfaits, donc l’offre fait la demande et il faut l’accepter.
Signifie que le marketing doit être
différent selon le degré d’innovation ; Les études de marché classique ne
s’appliquent pas aux innovations de rupture.
= on lance à petit échelle. « Apprendre le marché en même temps que
le marché apprend l’innovation »
-
La personnalisation permet de différer certains choix, et remise à plat des
processus de production
-
Intégration du client en amont, dans le
processus d’innovation
Et pas seulement en aval (mkg viral) pour
la communication (blog, réseau….)
Concours, Plateformes d’innovation,
soumission de problèmes, et les entreprises recueillent des idées
d’innovations= pratiques fortes qui font évoluer les pratiques des entreprises et le marketing de
l’innovation
Adidas : ont consulté les clients sur
leurs prototypes. Bugatti : consultations tous les ans pour la moto du
futur. Jeux vidéo : travail avec des passionnés béta testeurs.
(Ieka ? ): plateforme ouverte d’innovation
La user innovation : les utilisateurs
débattent d’idées sur des solutions bricolées. Des questions de droits d’auteur
se posent. Ça appartient à tout le monde ?
-
L’open innovation :
En faisant du teasing : mardi,
l’institut pour innovation dévoile un rapport « what’s behind the
mode » en libre accès sur le web
3ème partie
LES POLITIQUES
PUBLIQUES SUCCEPTIBLES DE FAIRE EVOLUER LES CHOSES
Expliquer que l’innovation c’est pas seulement
de l’invention, de la r&d, et high tech
Faire évoluer la politique d’enseignement
autour de la créativité et de l’innovation.
Croisement entre entreprises de tailles
différentes (pole des compétitivité)
Changer les indicateurs d’innovation (par
l’invention, ou le ratio r&d sur pib)
Notre institut : un think tank
académique européens
Promouvoir la vision élargie de
l’innovation. On analyse les pratiques
des entreprises.
Sensibiliser les pouvoirs publics, avoir une vision transversale.
Actions : Evènements et travaux
académiques.
Questions
de la salle :
Sur la marque :
La relation entre marque et innovation est
2x dialectique. L’innovation nourrit les marques. Apple renait avec ipad… et si la marque décolle c’est parce qu’il y a
une pomme dessus.
La marque fait partie du marketing.
Innovation non technologique, hors
prix :
Le prix n’est pas exclu. Ex d’idée reçue : l’innovation
s’accompagne de prix plus élevé. Je ne
crois pas.
On est dans l’ère d’une «
innovation frugale »
On fait de l’innovation de processus. On
s’intéresse à l’usage. On enlève ce qui
est superflu pour se concentrer sur ce qui est valorisé par les consommateurs
On un a un business modèle qui intègre
aussi d’autres sources de revenus (ex: la pub pour le café, ou sur la téléphonie)
Innovation dans les pme, comment
alimenter…. Comment décrypter l’environnement. Un vrai manque au niveau du
tissu français, alors qu’elles sont créatrices d’emploi. (Je dirige un c2i.)
Je partage votre diagnostic.
C’est vrai on parle beaucoup du cac40 avec
des entreprises qui ont 100 ans. Mais
j’ai évoqué les PME. Alors comment
innover ? cf étude de l’institut français
de la mode.
Elles ont des vrais atouts en matière d’innovation car
transversalité et relations interdisciplinaires dans les pme sont plus faciles.
Le rôle du dirigeant est essentiel. et sa vision (cf entreprise textile
habillement)
On a une vision des études de marché
très quantitative et très
couteuses. Mais l’immersion dans le
marché est propice à la connaissance du marché. Je suis partisane des études qualitatives.
S’immerger dans le marché, aller voir comment les clients utilisent ou ce
qu’ils n’utilisent pas, sans même sans rendre compte car ils ont baissé les bras.
-
Vous avez parlé d’usage. Design, ergonomie. Mais projet pas éligible
au financement public….
Ici, fief des télécom. Bcp d’investissement
dans la 3g, etc. peut-on trouver une
nouvelle manière de redistribuer les revenus. ?
Oseo doit faire des arbitrages. J’en parle
avec eux régulièrement. Le choix fait est celui de la technologie. Sur la
distribution des revenus. Comment faire pour que les gros n’absorbent pas tout
par rapport aux petits. Ce sont des
choix politiques …. Est-ce qu’il faut règlementer ? Ce qui est frappant, c’est à quelle rapidité
l’économie s’est concentrée avec 3 acteurs au niveau mondial….
Certaines pme font leur trou cela dit
(fabernovel … mais doivent se battre sur chaque contrat
-
Dimension spatiale
Demande une compréhension très fine du
marché. Passe par l’immersion,
compréhension intime, proximité avec le consommateur, et moins par des grandes études
de marché telle qu’on les apprend dans les cours de marketing comme je l’enseigne
également.
Du coup c’est important que Les services en
charge de l’innovation (r&d ou autres composantes) doivent pour
cela être proches de l’utilisation et la comprenne.
Pourquoi les usines aussi ? Car pour l’innovation
de processus, les utilisateurs sont les
chaines de production/ fabrication
Pour les innovations de services, je
reprends l’étude de r3i lab qui concerne les pme.
Les dirigeants interrogés dans l’étude
textile (grand public): moi pour créer et avoir des idées, je vais dans
les magasins, je fais le client mystère,
je regarde les utilisateurs, regarde leurs réaction.
Selon mon approche est l’innovation ancrée par
les usages, il faut comprendre les
usages, et pour cela être proche, par L’empathie qui se génère par la proximité géographique.
lundi 24 février 2014
Appel à candidatures pour idenergie à Laval, destiné au Startup
Laval technopole m'envoie une information qui pourra être utile à certains.
Idenergie propose la 8 ème édition de son concours pour les start-up. La cible concerne les jeunes ou moins jeunes qui ont une idée, ou un projet innovant.
Les porteurs de projets innovants peuvent dès aujourd’hui retirer leur dossier de candidature en s’inscrivant sur :http://www.idenergie.fr/#s- inscrire
Créé en 2007, Idenergie est le premier accélérateur de startups français. C'est un programme d'accompagnement intégrant plusieurs coachs , de l'idée jusqu'à la création de votre entreprise.
"En tant que participant, bénéficiez des méthodes et outils les plus en vogue pour réussir votre startup (Business Model Canvas, Lean startup, test de personnalité d’entrepreneur, tester son idée, pitcher son projet devant un jury d'entrepreneurs, d’investisseurs, de partenaires…).
Gagnez jusqu’à 30 000€ de prix! "
Quelques résultats des startups sorties d’ici :
- Soyooz (OPX Network) : passe de 3 à 12 employés en un an et demi. Ouverture actuelle sur l’international - Ouest France du 22 Janvier 2014
- HelloAsso (anciennement Mailforgood) : levée de fond de 1 million d’euros en 2013 - frenchweb.fr du 9 juillet 2013
- Whojam : soutien de Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) de 25 000 euros dans le cadre de l’évènement « 101 projets » - Maddyness du 3 décembre 2013
- Genourob : créée en 2007, elle emploie maintenant 10 salariés et commercialise sur le marché international.
- SYNTHES'3D: 2 levées de fonds réussies. Une filiale aux Etats-Unis
En vous remerciant d’avance, nous restons à votre disposition pour plus de précisions si nécessaire.
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jeudi 6 février 2014
Financement des Innovations non Technologiques : une avancée en faveur des usages ..... et, je l'espère, du marché
Suite aux annonces faites par la Ministre déléguée Fleur Pellerin, BPIFrance a annoncé à son tour fin janvier les nouvelles orientations pour soutenir financièrement les innovations de nature non technologiques.
- La « Bourse des nouveaux entrepreneurs »
une aide de 30 000 € proposée aux chefs d’entreprises pour amorcer le développement de projet d’innovation non technologique. Cette première phase vise le financement de 300 projets en 2014.
- A partir de 2015, et ce dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA2) : 120 M€ supplémentaires seront alloués spécifiquement à l’innovation non technologique.
- Ouverture de l’aide à l’innovation : 100 M€ dédiée au financement de l’innovation non technologique (+30 % en 2014 versus 2013) qui permettra d’inscrire cette typologie de projets dans les dispositifs de financement proposés par Bpifrance.
enfin, on peut souligner la mise à niveau des conseillers sur la notion d'usage :
- La « Bourse des nouveaux entrepreneurs »
une aide de 30 000 € proposée aux chefs d’entreprises pour amorcer le développement de projet d’innovation non technologique. Cette première phase vise le financement de 300 projets en 2014.
- Ouverture de l’aide à l’innovation : 100 M€ dédiée au financement de l’innovation non technologique (+30 % en 2014 versus 2013) qui permettra d’inscrire cette typologie de projets dans les dispositifs de financement proposés par Bpifrance.
enfin, on peut souligner la mise à niveau des conseillers sur la notion d'usage :
- Signature d’une convention de partenariat entre Bpifrance et l’Agence pour la Promotion de la Création Industrielle (APCI) pour former les chargés d’affaires innovation de Bpifrance à cette thématique et les mettre en réseaux avec l’écosystème des designers français.
Si tout celà me parait aller dans le bon sens, je m'inquiète de la notion d'"écosystème des designers français". Si le designer m'apparait être une passerelle entre le marché et la technologie, en abordant l'objet dans une vision pratique et esthétique qui conduit généralement au développement de fonctionnalités pertinentes qui donneront de la valeur d'usage à l'objet, il ne me parait pas souhaitable de s'arrêter à ce simple niveau de réflexion.
Le designer reste un regard pratique de transition au service de la production, et il aborde le produit selon des méthodes créatives d'ingénierie (prise en main, couleur, usage de matériaux nouveaux, formes nouvelles, optimisation de la production et des coûts...). Il travaille sur l'attraction et la différentiation esthétique et pratique, à partir d'un cahier des charges généralement figé, et donné par l'industriel. En clair, il fera au mieux avec les données qu'on lui donne.
Il ne prendra pas en compte le marché au sens "des marchés", et d'une vision élargie multi-utilisateurs, ou l'intégration de nouvelles technologies qui permettront l'apport de nouveaux services intelligents par exemple; de l'anticipation de nouvelles satisfactions conscientes ou inconscientes liées aux évolutions environnementales, technologiques, ou comportementales notamment.
Il ne prendra en compte que l'état de la connaissance au moment du projet, et pas l'anticipation des futurs usages à même de sécuriser le lancement d'une nouvelle technologie, dans une vision dynamique.
En bref, il contribuera certes à une meilleure acceptation de l'idée mise sur le marché, mais ne pourra être tenu responsable d'une erreur stratégique du porteur d'idée, qui peut passer "à coté" de son marché. Exemple le développement de la carte à puce s'est fait dans le secteur bancaire, alors qu'initialement, elle a été imaginée pour un tout autre secteur.
Attention donc, chez décideurs, à vous suffire de l'usage vu comme un produit plus "attractif"
la suite : http://www.bpifrance.fr/actualites/a_la_une/quels_dispositifs_de_financement_pour_l_innovation_non_technologique
la suite : http://www.bpifrance.fr/actualites/a_la_une/quels_dispositifs_de_financement_pour_l_innovation_non_technologique
Le Booster d'Idée
jeudi 23 janvier 2014
Marketing de l' innovation : application sur l'Aquagreen pour le traitement des plans d'eau
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| Aquagreen sur le lac du Mail à Orsay (Essonne, France) |
Dans cette vidéo, nous vous expliquons deux choses.
D'abord, comment concrètement sécuriser une idée. Pour Aquagreen, les fonctions principales ont été enrichies pour élargir les marchés, pour répondre aux besoins de la directive Eau, mais aussi contribuer notamment à la biodiversité, au paysage, et à la réduction de la dépendance énergétique, voire envisager des îlots de productions d'énergie photovoltaïques.
Ensuite dans le cadre de notre processus interne d'innovation, la phase d'expérimentation est essentielle avant tout déploiement. Outre la qualification des résultats, c'est une première confrontation au marché, au besoin. L'avis de la Responsable des services Techniques, Mme Bon, exprime bien la problématique.
Dans ce cadre, le dispositif Régional AIXPé et l'apport de Novagreen ont été déterminants.
Pour recevoir le bilan de l'expérience menée à Orsay, merci de vous identifier sur ce formulaire
NOUS RECHERCHONS 20 SITES PILOTES EN 2014 POUR CONTINUER NOS OBSERVATIONS SUR LA QUALITE DU MILIEU contact@innogur.com et poursuivre la deuxièmes phase de confrontation au marché.
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