jeudi 6 novembre 2014

Innovations Digitales et Transition énergétique : passage obligé ?

une conférence énergisante  le 19 novembre  prochain !
le point sur le digital et les innovations axées sur la transition énergétique.



http://www.ebg.net/digital-innovation/agenda_energy.php

Programme :
09.00 - 09.35
Ouverture
9.40-10.30
La Transition Energétique a-t-elle un Sens ? Le Digital représente-t-il le principal volet technologique de cette Transition (avec les énergies renouvelables) ?
Pour qu'il y ait transition, il faut une situation de départ réelle et une situation d'arrivée réaliste ; or rien ne remplacera les 4 milliards de tonnes de pétrole produites annuellement. Energie solaire, énergie éolienne, algues (micro-algae), ne suffiront pas pour maintenir un niveau de consommation au standard actuel et encore moins pour assurer une croissance quantitative, telle que nous l'avons connue pendant 60 ans.

Que signifie donc le concept de transition énergétique ? Quelle est la politique du gouvernement français et de l'Union Européenne en matière d'anticipation de la fin du tout-pétrole ? Que prévoit la Loi sur la Transition énergétique proposée par la Ministre Ségolène Royal et adoptée par les députés français en première lecture le 14 Octobre dernier ? Comment les marques, les distributeurs et les professionnels peuvent-il intégrer dans leurs prévisions la fin de l'ère pétrolière ? Quel rôle jouera le digital dans l'adaptation du monde à une époque qui sera énergiquement plus modeste et plus frugale ?
ASSEMBLEE NATIONALE
Sabine Buis, Députée de l'Ardêche, Rapporteure du projet de loi relatif à la transition énergétique
SMART IMPULSE
Charles Gourio, Co-fondateur / Directeur Développement
SCHNEIDER ELECTRIC
Laurent Lougerstay, Vice-Président Digitization
GOSSEMENT AVOCATS
Arnaud Gossement, Avocat associé
10.30 - 11.00
Pause
11.00-12.10
Quel avenir pour le microgrid et le batiment intelligent ?
Le concept de Microgrid recouvre la notion de maison énergétiquement autonome ; c'est-à-dire qui produit sa propre énergie à partir de panneaux solaires et/ou d'une éolienne domestique, réinjecte une partie du surplus vers le réseau électrique (le " grid ") et en importe lors de pics de consommation, ou dans l'hypothèse de faibles vents ou d'un ciel peu ensoleillé.
  • Quelles sont les technologies numériques, qui entrent en jeu et permettent de piloter la production, la régulation et les échanges d'énergie ?
  • Quelles sont les capacités de stockage envisagées, qui permettraient de conserver et de réutiliser une partie de l'électricité produite dans la journée, lorsque les familles sont au travail, ou la nuit lorsqu'elles dorment ?
  • Quel est l'état actuel de ce marché, quels produits sont disponibles, quelle est leur niveau de performance et leur prix ?
  • Quelle est la stratégie et le comportement des " utilities " (électriciens) face au microgrid, et quel est l'état de la règlementation en vigueur en France et en Europe ?
OPENERGY
Riad Ziour, Fondateur associé
UBIANT
Emmanuel Olivier, Directeur Général
12.20 - 12.40
Keynote de Monsieur Philippe Wahl, Président & Directeur Général du Groupe La Poste
Comment injecter de l'innovation dans un grand groupe ?
Quelle est la place de l’écosystème des «start-ups» dans la stratégie digitale du groupe La Poste?
La Poste
Philippe Wahl, Président Directeur Général
12.40 - 14.20
Déjeuner
14.30-15.10
La Voiture Electrique est-elle crédible ?
La voiture électrique est présentée comme la technologie d'avenir du transport individuel ; elle se heurte cependant à deux obstacles majeurs : la capacité de production d'électricité, son stockage, et le recyclage des éléments de batterie. La question des infrastructures, souvent mise en avant dans les médias, n'est en revanche pas insoluble à priori.
  • La voiture électrique peut-elle se développer avec la capacité de production et de distribution actuelle d'électricité ? Combien de centrales seraient nécessaires pour faire circuler 3 millions, 8 millions ou 15 millions de véhicules, selon les conditions d'utilisation moyenne constatées ?
  • Quelles sont les technologies digitales entrant dans la conception du véhicule électrique ?
  • Voiture électrique et véhicule connecté : comment le véhicule électrique communique-t-il avec son environnement et quels sont les différents applicatifs IP, qui seront installés pour le fonctionnement des systèmes et de l'interface homme-machine ?
NISSAN
Claude Muller, Electric Vehicles & Infrastructure Manager
GREENOVIA / LA POSTE
Vanessa Chocteau, Directeur Général
TOYOTA
Sebastien Grelier, Chef de Département Planification, Approvisionnement, Relations exterieures et Environnement
G2MOBILITY
Pierre Clasquin, Président Directeur Général
15.10 - 15.50
Pause
15.50-17.00
Smart City : levier de croissance des technologies numériques ?
Optimisation des transports, réduction des bouchons par un pilotage électronique des livraisons et des déplacements individuels, surveillance des lieux sensibles, enlèvement automatisé des déchets, approvisionnement en électricité en fonction des besoins et de la production réalisées sur le toit des immeubles, résorption de la pollution atmosphérique … Le concept de smart city sonne comme le paradis des technologies digitales et la solution à tous les problèmes des grandes agglomérations. Une question se pose cependant : qui financera ces investissements et comment seront-ils amortis, compte tenu de la situation financière actuelle ?
PROBAYES
Jean-Michel Lefevre, Directeur Général
CONNECTHING
Laetitia Gazel Anthoine, CEO
ERDF
Gaizka Alberdi, SmartGrid Project Manager

lundi 27 octobre 2014

CEA Grenoble : une journée de discussion sur le marketing innovation

Le CEA me demande de communiquer sur la journée organisée le 13 novembre prochain à Grenoble.


Quelles réponses face aux contraintes actuelles ?

Innover dans le marketing de l’innovation technologique

Face à la crise, dans un monde en perpétuel changement, un autre marketing s’impose.
Comment transformer les menaces en opportunités ?
Comment rebondir avec une démarche d’innovation dans un environnement difficile?
Comment créer plus de valeur avec moins de moyens ?
Comment tirer parti de son écosystème pour innover?
Relancer l’industrialisation par l’innovation ouverte ?

Nous vous invitons à profiter de l’expérience de ceux qui ont su retirer tous les bénéfices d’un marketing de l’innovation et des technologies innovant.


L'introduction du sujet, par Marc Giget portera sur les enjeux du marketing de l'innovation : 

9h30 - 10h00 : Les grands enjeux du marketing de l’innovation dans un monde complexe en mouvement

Marc Giget, président de l'Institut européen de stratégies créatives et d'innovation et du Club de Paris des Directeurs de l’Innovation
La déception de la société face aux innovations actuelles démontre une marge importante d’amélioration du marketing, qui se fait dans deux grands axes: big data et digital marketing et implication croissante des utilisateurs dans la conception des nouveaux produits et services.


Suivra ensuite une intervention du professeur Daniel Rey, Docteur en Gestion qui mène des recherches sur les consommateurs et le marketing de l'innovation.
10h00 – 10h30 : Le client, toujours au cœur de l’innovation

Daniel Ray, professeur de marketing et responsable de l’Institut du capital client au sein de Grenoble Ecole de Management
Pourquoi les clients n’achètent-ils pas toujours les « meilleurs » produits (les nôtres...) ? Malgré toutes les mutations des différents écosystèmes censées révolutionner les processus d’innovation technologique, comprendre, mieux, intégrer les futurs clients tout au long du processus d’innovation reste un basique. Mais comme le suggèrent de trés nombreux exemples ainsi que les recherches scientifiques du domaine, mettre en place et/ou renforcer à outrance les normes et autres process d’intégration du client dans la chaîne d’innovation ne remplaceront jamais une réelle « orientation client » de l’entreprise et de chacun de ses collaborateurs.

La fin de matinée permettra de présenter les démarches d'innovation  de 3 entreprises  PME ou TPE.

11h00 – 12h30 : Témoignages: Le MTI innovant appliqué aux projets. Déclinaison dans une start-up, une PME et une ETI

Jean-Luc Vallejo, co-fondateur, ISKN
ISKN a conçu une surface sensitive et perceptive pour que les objets de la vie quotidienne interagissent avec le monde numérique. La première application permet de numériser en temps réel notes et croquis avec un stylo standard. Comment une start up issue du CEA Leti a-t-elle réussi à gagner 18 à 24 mois sur un marché où le facteur temps est critique. Retour sur l’aventure du crowdfunding.
Marc Pollina, fondateur et président de M3 Systems
M3 Systems est une PME spécialisée dans la radio-navigation par satellite. Comment cette entreprise, confrontée à une concurrence mondiale, a-t-elle su faire évoluer sa stratégie et adapter ses moyens pour faire converger une approche tirée par ses développements technologiques avec l’écoute des besoins du marché ?
Sébastien Martin, directeur commercial adjoint, Poma
Passer d’une offre produit à une offre de solution, c’est le challenge que doit relever POMA, leader du transport par câble. Quelles approches du marketing de l’innovation pour rechercher les ruptures technologiques ayant des répercussions sur l’approche contractuelle, la gestion des risques, et le transfert de services ?

Début d'après midi, Trois ateliers  très intéressants, mais "au choix" présenteront les tendances marketing du moment :

14h15-15h15 : Quoi de neuf dans les outils de marketing de l’innovation ? 3 ateliers au choix

Le marketing BtoB à l’heure du digital: marketing 2.0 et réseaux sociaux – Grenoble Ecole de Management, Christian Rivet, Professeur à GEM
Apport des serious games pour l’innovation – Grenoble Ecole de Management, Hélène Michel
Le lean marketing, l’exemple de la start-up – CEA Leti, Philippe Ruffin

Enfin l'innovation abordée par 2 grand groupes :

16h15 – 17h15 : Comment deux grands groupes industriels ont-t-ils fait évoluer leur stratégie pour s’adapter aux changements?

Benoit Jacquemin, directeur innovation & technologies, BU Industrie, Schneider Electric
Le processus d’innovation au sein de Schneider Electric : une démarche intègrée alliant client, proposition de valeur, technologie et business modèle. Illustré au travers d’exemples concrets d’utilisation des leads customers et de veille technologique .
Dominique Levent, directrice créativité et promotion de l'innovation, Renault
Innovation frugale, Jugaad ... de quoi s'agit-il exactement ? Comment ce nouveau concept venu d'Inde influence-t-il les projets de recherche et plus globalement la stratégie de Renault. L'exemple de Twizzy et Logan.

SI je souligne l'intérêt d'essayer de "changer " l'approche marketing de l'innovation, face aux évidences de l'"échec" de la vision saint simonienne de l'innovation à la française,  il serait risqué de s'arrêter à une approche "cosmétique"  de l'innovation, pour en définitive, ne "rien changer". On peut donc s'attendre à l'issue de cette conférence, à un apport pratique et théorique sur les processus d''innovation sous une approche marketing. 

Voici pour alimenter le débat deux remarques. 

Pour ma part, Il serait souhaitable que la définition du concept de marketing de l'innovation puisse être clarifiée. Car l'écoute ou la connaissance client, ou la simple utilisation d'outils informatiques statiques ne justifie pas à elle seule de prétendre à s'inscrire dans une nouvelle approche. En témoigne la notion de besoins inconscients qui domine largement les acte de consommation, ou encore les caractéristiques d'hyper dynamisme des marchés aujourd'hui qui rendent obsolètes les datas à peine créées. 

Je m'interroge également sur une vision restreinte autour des "outils" technologiques au service de l'innovation. Par exemple le big data, pour enrichir les fonctionnalités des produits, ou le digital marketing, pour la communication aval ou la mise en place de MDM (Master data Management). 
S'ils peuvent servir la réflexion, ou aider le marketeur, mettre en avant les atouts et les freins de ces outils peut être  constructif. 

inscription à la conférence  sur : http://rencontresmti2014.insight-outside.fr/
tarif : 150 €


mercredi 8 octobre 2014

#pianocrf : vers du marketing expérientiel en centres commerciaux ?

Il aura fallu longtemps avant que la distribution comprenne qu'il y avait des gens derrière un porte monnaie. Au départ, les galeries commerciales sont apparues pour dépenser encore plus. Une stratégie marketing "pull". Mais exit aujourd'hui le marketing dit "transactionnel" dont le principe est dominant depuis l'ère industrielle : je fabrique, ou je distribue, donc tu achètes. L'apogée du commerce voit le jour avec des galeries gigantesques sensées attirer.

Aujourd'hui, les consommateurs souffrent.
Les derniers chiffres montrent que 25% de la population française n'atteint pas un revenu suffisant pour vivre normalement. 

Le développement logique de la "relation client", exacerbé par internet et les réseaux, montre à quel point l'achat n'est plus au coeur des préoccupations, lorsque l'on sait tous que les prix augmentent, sauf le porte monnaie. 
Par ailleurs, à quand remonte la dernière tomate "avec goût" que vous avez consommé en grande surface ?  personne n'est dupe sur la production de masse, ou "industrielle", au prix du "frais". 

Les périodes de crise rétablissent des vérités ou l'on ne peut plus compenser le mal être par de l'achat compulsif, ou le simple fait de pouvoir exercer un ... pouvoir d'achat. J'achête, donc je vis ! 

Carrefour, tout en surfant sur la mode des télé-crochets, découverte de talents artistiques, et en combinant avec le succès du piano dans les gares (d'accord ils n'ont rien inventés !), ou encore des initiatives telles que Vocal TOur qui se déroule dans les centres commerciaux, nous offre une éclaircie dans le paysage commercial. Il y aurait de l'émotion derrière ses clients ? 
Nous entrons dans l'ère du marketing expérientiel. Et oui, finalement, on achète de l' émotion.... 
retrouvez toutes les vidéos en suivant : ‪#‎pianocrf‬
https://www.facebook.com/video.php?v=795865883767799

samedi 6 septembre 2014

Innovation à l'école : placer l'enfant au coeur de son apprentissage (Céline Alvarez)

Deux années de test d'une nouvelle approche pour l'apprentissage ont été présentées par Céline Alvarez.

S'inspirant de la méthode Montessori, (http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Montessori )
 elle a observé  dans une zone d'éducation prioritaire  les évolutions d'une classe maternelle organisée selon une approche ouverte qui s'appuie sur 4 principes :
1/l'attention
2/ engagement
3/retour d'information immédiat
4/consolidation

le résultat est sans appel : un épanouissement et un bien être sans égal, à partir d'atelier en libre service : les enfants choisissent leurs activités (attention+), il utilisent des outils didactiques et objets tactiles et sensoriels pour améliorer la compréhension et l'attention, et s’habituent à répéter les gestes jusqu'à ce qu'ils réussissent, tout en mémorisant l'action de répétition.
Le décalage entre la prédiction et l'observation créent la surprise et améliore l'apprentissage. Ce principe est largement appliqué dans l'expérimentation.
Un autre effet direct de la méthode est le développement des compétences non cognitives,  sans chercher à les imposer, telles que la confiance en soi, l'estime de soi, la capacité d'entraide, la coopération...





dimanche 31 août 2014

Neuromarketing : des constats qui font réfléchir sur la communication produit (Martin Lindstrum)

Suite du dossier Neuromarketing.
5 informations très  intrigantes, selon les constats  de Martin Lindstrum.

- le paradoxe des emballages de cigarettes
- les références sexuelles extrêmes qui perturbent
- les marques et religions : des mécanismes proches
- l'association image et autre sens favorise l'assimilation d'un message
- le rôle des rituels, sorte de balise

"une conversation inconsciente" se déroulerait lors de la consommation.

La notion de besoins conscients et inconscients, et de leur satisfaction n'est pas nouvelle. Ce qui l'est, c'est la compréhension de cet inconscient qui permet d'anticiper mieux le comportement et de faire tomber des a-priori.

Le neuromarketing aide à décoder certains aspects de cet inconscient. Qui devient alors .... conscient  ?





Plus d'infos sur l'auteur : http://www.martinlindstrom.com/ 

mardi 12 août 2014

Maffesoli, tribus, et tribalisme moderne porté par les réseaux sur internet

De la sociologie au marketing... la tribu pourrait être aujourd'hui à la segmentation, ce qu'internet est à la communication. C'est en tous les cas un élément de mes recherches à venir.

VOici un article compilant la tribalité moderne dans notre société, un courant porté par le sociologue Michel  Maffesoli, lui qui a lancé plus tôt le slogan "le lieu fait le lien".

article complet et vidéo extraites d'emissions sur la notion de tribu.

http://www.slate.fr/story/85967/michel-maffesoli-sociologie-troll


le site du sociologue : http://www.michelmaffesoli.org/parcours

jeudi 7 août 2014

les courants d'innovation des années 50 à nos jours. (part 1)

Vous trouverez un lien vers une introduction aux grands courants d'innovation "connus" ....
source : http://www.innovationpartagee.com/




En 50 ans, la modélisation des processus d’innovation a beaucoup évolué, d’un simple modèle linéaire vers des modèles beaucoup plus complexes.


Durant les années 1950 et 1960, le modèle « Research push » (Recherche poussée) ou innovation de 1ère génération prévalait.


Cette approche partait de l’hypothèse que l’innovation est un processus linéaire démarrant par la découverte scientifique, passant à travers les étapes d’invention, étude et réalisation pour terminer sur une phase de marketing pour le nouveau produit ou process.


Selon cette vision, le plus gros challenge résidait donc dans la gestion efficace des investissements de R&D.


Ensuite, au début des années 1960, un 2eme modèle d’innovation linéaire fut adopté par les industriels et les instances gouvernementales : « Demand pull » (innovation tirée par la demande).


Dans ce modèle, les innovations découlent d’une demande perçue, qui influence la direction et la vitesse de développement des technologies.
Selon cette vision, le plus grand challenge est l’investissement efficace dans le marketing et l’identification des besoins du client.


Ces approches linéaires de l’innovation furent par la suite critiquées car trop simplistes.


Un mix de ces 2 approches déboucha sur le modèle de 3ème génération où le « research push » et le « demand pull » pouvait fluctuer en fonction des phases du processus d’innovation et cohabitant naturellement.


Dans les années 1970, ce 3eme modèle se répandit avec une approche interactive entre les besoins client et la recherche.


Selon cette vision, le principal challenge est la communication inter-organisationnelle marketing -recherche.


Au début des années 80, une 4eme génération, l’innovation collaborative, mis ensuite en avant les processus complexes de communications entre les différents acteurs de l’innovation interne ( R&D, marketing, distribution..) ainsi que les acteurs externes.


Ce modèle apparu suite à la prise de conscience de la complexité de l’innovation et des apports d’acteurs variés incluant les clients, fournisseurs et partenaires.


Dans ce modèle, les challenges dépassent la simple gestion du marketing et de la recherche pour inclure des partenaires diffus dans et au dehors de l’entreprise.


Enfin, dans les années 1990, un 5eme modèle de processus apparu.


Dans ce modèle, les services/départements des entreprises ne sont plus vus comme des entités indépendantes mais comme des acteurs liés collaborant en même temps sur l’innovation, via notamment l’utilisation des nouvelles technologies digitales.


Les « lead users » et les fournisseurs principaux sont considérés comme des acteurs majeurs de l’innovation et placés au cœur de la démarche.


Le focus est désormais sur la création d’écosystèmes, via notamment des partenariats, projets collaboratifs.


Le modèle de l’Open Innovation rentre dans cette catégorie .


Il est aidé par le développement technologique afin de collaborer en temps réel et manager les différents acteurs de l’innovation. Ces derniers sont intégrés de plus en plus tôt, par le biais notamment de la simulation, prototypage rapide etc…


Par son processus clairement décrit et promu par H. Chesbrough, ce modèle ne pourrait-il d’ailleurs pas être considéré à certains égards comme une 6ème mutation du modèle…?










En guise de conclusion sur l'article ci-dessus : ces approches d'innovation ont-elles sécurisé le lancement commercial ? pourquoi a -t-on toujours autant d'échecs commerciaux de l'innovation ? y a t-il une place pour une nouvelle approche qui améliorerait son acceptation sur le marché par anticipation ?


c'est pour répondre à ces question que je m'intéresse au marketing de l'innovation.  Nouveau courant ou nouvelle méthode  ?



mardi 5 août 2014

Neuromarketing part 1 : introduction

En introduction au sujet : l'émission Cash sur le neuromarketing


Jouer sur l'inconscient, en amont de l'achat. La polémique : la manipulation en travaillant sur les émotions : l'envie, le plaisir, la peur....

un commentaire  sur l'émission : http://www.c-est-bio-la-vie.net/tag/neuromarketing/

mardi 15 juillet 2014

Le Système Entrepreneurial Unique © : le fruit d'un processus de marketing créatif


Le Système Entrepreneurial Unique © pourrait être une clé de succès pour les nouveaux projets.

Ce sont les situations, les lectures, et découvertes, ou encore les vécus qui stimulent l'envie d'analyser, de partager, de communiquer. Et d'innover ! Un ami poste il y a quelques minutes sur un réseau cette vidéo mettant en scène une musique d'auteur  et sa genèse abordée comme une construction inspirée de la nature, des oiseaux, de la ville. CHacun peut y voir des interprétations variées.
D'un coté l'inspiration du monde qui nous entoure, la force de la nature, l'humanité source éternelle de création pour l'artiste. Bref, des stimulis de créativité.
 De l'autre, on pourrait y voir les difficultés de créer, au travers de "techniques constructives"ou outils  nécessaires pour élever un bâtiment avec un échafaudage, une grue, à l'instar d'une construction musicale qui va nécessiter des harmonies, une connaissance des rythmes, un système d'écriture, un ou plusieurs musiciens  motivés pour interpréter le morceau ....

 Mes 20 années de missions marketing dans le BTP ne peuvent que resurgir... Et la Musique Dans tout ça ? Et bien c'est l'image que j'utilise aujourd'hui pour expliquer pourquoi un marketeur ou un porteur de projet doit aborder différemment le développement d'un nouveau projet. Double compétence oblige.... en tant que pianiste....
Mes deux passions, innovation et musique, se sont toujours côtoyées sans réellement se marier. Jusqu'à ce qu'en menant mes recherches sur une nouvelle méthodologie de gestion de projet, je trouve une clé de liaison mettant en parallèle  le processus de création musicale avec celui de la création de projet nouveau.

Il n'en fallait pas davantage que cette jolie vidéo pour allumer la mèche.

De récentes lectures épistémologiques sur les sciences de gestion, m'ont fait prendre conscience de la réalité artistique propre à toute activité humaine. Puisqu 'il s'agir de l'art de faire en toute action, y compris scientifique (l'art est souvent opposé à la science).

Le marketeur doit aider le porteur de projet à élaborer son "Système Entrepreneurial Unique"©, en usant d'un savoir faire artistique évident. Il devra mettre en place ce que j'appelle un processus marketing créatif. 

Pour comprendre pourquoi beaucoup d’actions d’accompagnement ne permettent pas d’obtenir des résultats satisfaisants en matière de création d’entreprises nouvelles (je me base sur leur taux d'échec très élevé, jusqu'à 80%, incluant l'arrêt d'activité ou  un faible retour sur investissement), j'ai trouvé une image qui s’inspire de l’accompagnement musical.
Si vous souhaitez apprendre le piano, même sur le tard, c’est toujours possible. Avec beaucoup de persévérance et du temps, vous parviendrez à progresser sans doute rapidement dans l’interprétation. Le recours aux meilleurs professeurs pourra vous permettre d’obtenir un niveau d’excellence pour interpréter les morceaux du répertoire ou ceux que vous aimez.  Vous aurez du plaisir à jouer et à montrer vos progrès techniques.
En fait, le porteur de projet SE FERA PLAISIR selon ce même principe : le plaisir d’entreprendre, comme d’autres l’ont fait avant lui.
C’est aujourd’hui l’approche retenue en matière de création d’entreprises : les meilleurs professeurs ou accompagnants tentent d’inculquer les bases de gestion, de production, de conception, de logistique, de vente ou communication. Cela est même complété par du parrainage d’entrepreneurs, avec du retour d’expérience terrain, ou la communication des « bonnes pratiques ».
Mais en réalité,  cela ne suffira malheureusement pas !
Pourquoi ?
On peut démontrer que les difficultés ne résident pas seulement dans l’apprentissage parfait, la lecture des partitions, ou bien encore l'interprétation parfaite des morceaux, qui font, pourtant, rêver et suscitent l’admiration de tous.
Toute la difficulté vient du fait qu’il faudra savoir aussi CREER  les partitions !

Les modèles existants, les expériences, pourront bien entendu aider l’entrepreneur dans le cadre de la « veille » nécessaire pour connaitre son environnement. Mais celà me fait penser au gros titre d'un magazine musical bien connu il y a quelques années qui affirmait "ils ont tous copié" en parlant des compositeurs, musiques à l'appui.
En entrepreneuriat, la duplication d'un cas, ou modèle économique existant,  sera loin d’être suffisante à court ou moyen termes,  pour différentes raisons liées à la réaction / réticence du marché. C’est la fameuse résistance au changement, un processus complexe qui s’appuie notamment sur notre référentiel culturel et éducatif, nos « cognitions »,  ou encore les lois du marché imposés par les marques leader qui défendent leur position à grand renfort de communication et d’influence.
Or, la création d’une partition, comme d’un projet d’entreprise, nécessite un apprentissage dédié qui n’est pas uniquement  orienté sur la transmission de règles ou d’études de cas établis par d’autres (du « copier-coller »). Il porte davantage sur  la mise en œuvre de stratégies nouvelles adaptées à la nécessaire différentiation du projet individuel. 
Outre le savoir-faire, cette approche implique une connaissance parfaite du marché, et une obligation de résultats  assortie d’une prise de risque personnelle trop importante, pour la plupart des accompagnants. Celle de s’engager sur le résultat.  

C’est donc sur la création d’un système entrepreneurial unique que l'on peut marketer chaque projet. J'ai mis  également en évidence que la créativité est au cœur de ce processus et atteint toutes les étapes du développement de projet, de façon transversale. Non seulement la créativité technique, mais aussi créativité  marketing au travers de la recherche de nouveaux segments de clients, ou encore de nouvelles fonctionnalités pour augmenter la satisfaction ou l'attractivité naturelle des produits -services.

vendredi 11 juillet 2014

un Diplome universitaire Compagnon de la Construction Durable

Je signale la deuxième rentrée universitaire à l'IUT Marne la VAllée, conjointement avec le CSTB, du Diplôme universitaire compagnon de la construction durable.
J'ai le plaisir d'y intervenir pour un module "veille", et un module "Communication".
A la fois transversal sur les métiers de la construction, Très opérationnel  sur les techniques de constructions (structures, et second oeuvre) et généraliste sur la question des bilans énergétiques  dans le bâtiment, il s'adresse aux étudiants ayant un bacs Pro ou aux professionnels du BTP souhaitant valider leurs connaissances, ou améliorer leurs savoirs faire.  il débouche sur la conduite de chantier durables, notamment.
Il se monte en alternance, avec une entreprise du secteur.
Les profils sont variés, électriciens, carreleurs, chauffagistes, plombiers....
A noter que la pédagogie "active" est de mise, mettant les apprenants au coeur de leur propre apprentissage.

page facebook

Vidéo du conseil général 77, ci-dessous,  montrant des séquences de ma formation (première promotion)


Détails de la formation : site IUT http://www.u-pem.fr/formations/loffre-de-formations/les-diplomes-duniversite-du/diplome-duniversite-compagnon-en-batiment-durable/

mardi 13 mai 2014

Tendance marketing : Le Nudge est là, où comment convaincre simplement à moindre coût

Voici une thématique marketing, de "behavioral economics", née dans les années 60 aux Etats-Unis, et très en vogue aujourd'hui, porté notamment  en France par Eric Singler.  Elle met des points sur les I du comportement en puisant au fonds de la compréhension de la motivation d'un individu. On parle également de la mise en évidence d'une architecture de choix.
Le "Nudge" nous vient des Etats -Unis et a été amplifié suite à deux prix nobel en économie.  Herbert Simon (années 50), tout d'abord, qui a montré la notion  de rationalité limitée du comportement.lien
Un peu après, deux chercheurs ont montré des "anomalies" par rapport à la théorie  de l'homme rationnel face à une décision, en multipliant des expériences démontrant les travaux de Simon.  Et en allant plus loin,  ils ont montré des comportements liés à :

l’intérêt des autres,
les émotions,
l'environnement,
son propre intérêt (égoïsme),  etc.

Au final, nous serions (selon le psychologue Dan Ariely http://fr.wikipedia.org/wiki/Dan_Ariely) systématiquement irrationnels. Avec des Biais (ou influences) systématiques.  On peut alors s'y appuyer pour conduire un changement comportemental de son public.

En 2002, Daniel Kahneman, père fondateur,  a obtenu un prix nobel d'économie sur ses travaux académique sur la décision.http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Kahneman
Cela a donné lieu à la mise en lumière d'un nouveau courant, et différentes recherches applicatives vers le marketing, avec 3 ouvrages, dont un de Ariely, et un, récent, de Kahneman.  Ces idées sont appliquées aujourd'hui par des gouvernements ou entreprises.

3 éléments d'influences, peuvent augmenter un résultat de 1 à 2 % à une échelle de masse  (grande consommation):
1- volonté d'appartenance au groupe social, poids des  normes sociales (ex : mes voisins ont fait ça, et vous ?), dès lors que l'on me dit quel est le bon comportement à adopter
2- la "saillance " : mettre en évidence l'information, par exemple visuellement (on parle d'une offre saillante)
3- la récompense, fondée sur l'égo (bravo tu es un bon exemple)

La particularité est de ne jamais obliger, sans contraindre, mais d'orienter les choix.  Or changer un comportement est aujourd'hui extrêmement coûteux.

Exemples d'applications :
- améliorer l'inscription au don d'organe de 96 000 personne en un an en Angleterre, en adoptant la bonne attitude citoyenne.
- réduire la consommation d'énergie radicalement auprès de 600 000 ménages, en modifiant l'information figurant sur les factures
- amélioration de 20% du tri sélectif grâce à une note affichée sur la porte de 160 ménages
- basculer de l'usage du climatiseur vers le ventilateur, moins énergivore. Réduction de 10% de la consommation énergétique sur la population approchée.
- une note permet d'avoir un comportement vertueux pour réutiliser les serviettes dans une chaîne d’hôtel

Exemple en saillance :
- une mouche dessinée au fond des urinoirs permet de réduire de 80% l'usage de produits de nettoyage dans les toilettes d'un aéroport.

- inciter à utiliser les escaliers au lieu des escalators, pour améliorer la santé, de façon ludique en jouant du piano




Et ça, c'est pour illustrer la stratégie du bon exemple appliquée dans la rue pour demander de l'argent.




en savoir plus :

mercredi 9 avril 2014

Mini Traité marketing sur la "fonction anti-douleur ©" : comprendre ce qui fait mal pour mieux vendre !

les D-days (c) du métro : journées déchets (Dust),   première semaine d'avril 2014



















je saisis un fait d'actualité, que j'appelle les "D-days (c)", journées déchets  des gares parisiennes (ici gare d'Austerlitz vendredi dernier) pour évoquer "la douleur" du marché, et des consommateurs. L'entrepreneur doit l'identifier au départ de son activité pour réussir à vendre, ou vendre plus facilement. Mais aussi une douleur qu'il faut parfois rappeler, lorsque le consommateur  l'oublie, et lorsqu'il  finit par ne plus s'apercevoir de la qualité du service  rendu ou du produit. "Que se passerait-il si nous n'étions plus là" est  parfois utile de rappeler pour que le consommateur en ait conscience. C'est alors  le travail de la communication.

Pourquoi  parler d'une douleur qu'il faut nécessairement trouver si l'on veut "vendre" facilement un service ou un produit ?  Elle est bien entendu à prendre au sens figuré, quoi que....
et pour reprendre une image que j'utilise en cours, l'achat n'est-il pas un moyen d'enlever une "douleur" ? C'est une des fonctionnalités psychologiques de l'achat :  la "fonction anti-douleur ©" marketing.
Elle peut être physique, émotionnelle, psychique, sociale, sentimentale, financière, .... elle prend des formes multiples. On pourrait croire qu'un achat est une satisfaction, dans le sens de se faire plaisir ?  certes, mais avant tout, c' est trouver un remède à une douleur réelle ou créée artificiellement.

La douleur peut -elle abordée comme l'origine du besoin ?

Que penser de l'affirmation "il n'y a que les bébés sales qui réclament le changement" ?
tous les parents comprendront ce message. Le bébé pleurera tant qu'il ne sera pas changé.  C'est  la douleur à enlever. On le voit, le Besoin de changement ne vient qu'à la suite de la douleur. Car le Bébé n'a pas conscience du besoin de changement, lié, de plus,  à un corps étranger : à la couche qu'on lui a mise.  Dans ce cas, la douleur est une réaction naturelle à un inconfort pouvant générer des pathologies cutanées, pouvant s'aggraver.  C'est une réaction de défense du corps.  Avec la couche, on a donc créé un besoin de changement ! Même si celui-ci répond à un vrai  besoin de confort pour les parents !(leur douleur propre étant alors de devoir passer du temps à nettoyer !).

SI vous trouvez cette douleur, et les causes, quelque soit votre idée nouvelle, vous serez en mesure d' améliorer votre offre de produit ou de service, en étudiant toutes les fonctionnalités pertinentes à créer, et vous rendrez service plus fondamentalement au marché, qui vous le rendra bien.
Ainsi, dans le cas du bébé, vous pourriez vous positionner sur des solutions en amont de la couche, pour envisager ..... de la supprimer ! C'est donc un axe d'innovation.

La Douleur est plus fondamentale que le besoin.  Elle peut relever du physique ou du psychologique. Par exemple, Il faut "avoir faim" pour être particulièrement sensible à une odeur culinaire. A l'inverse, elle peut être insupportable lorsque vous n'avez pas faim.  Mac Donald l'a bien compris...et a travaillé sur les neurosciences appliquées au marketing. On leur a même reproché d'être allé trop loin.    Le Besoin vient ensuite, et il peut être conscient ou inconscient.

Cette semaine avait lieu dans les gares parisiennes une grève des entreprises de nettoyage. Les photos présentées ici sont parlantes. Dans un moment comme celui là, la douleur est palpable. Elles est visuelle, odorante, et physique, puisque j'ai vu une personne glisser sur un plastique et tomber devant moi.

Dans un tel cas, on comprend le service nécessaire. Il prend forme, et se matérialise. On l'exige, peut importe le prix !
Dans mon approche des fonctionnalités marketing à proposer pour un produit ou service, il faut chercher "l'absence de" , c'est à dire la douleur générée par "l'absence de". Le but est de se distinguer fondamentalement des concurrents. S'intéresser au Besoin est important. Mais peu s'avérer  insuffisant, puisque la surface "matérielle" cache un problème de fonds.  Par défaut, cela dit, beaucoup se contentent de l'analyse des besoins. Les innovations incrémentales sont alors foison. L'innovation de rupture s'intéressera  selon moi à retirer la douleur fondamentale.

Pour l'analyse des fonctionnalités d'"usages" à apporter, qui fera l'objet d'autres présentations plus complètes, je distingue  les fonctions principales, qui s'appuient sur un marché qui ne sera jamais saturé ou "satisfait complètement" : exemple,  offrir un service de nettoyage des  espaces publics" et les fonctions secondaires, non limitatives "nettoyer une fois par jour, nettoyer plusieurs fois par jour, passer un produit odorant frais, désinfecter, cirer, intervenir aux heures de fermetures, signaler le passage des équipements roulants, vider les poubelles......

Ajout  du 5/8/2014 :  voici un article présentant une campagne de communication basée sur la "douleur". traitée de façon humoristique (émotionnel) la marque joue sur la douleur de perdre son "zippo".
http://www.lemondemarketing.com/la-douleur-de-perdre-son-zippo/

Autres photos dans le métro parisien :


















mercredi 5 mars 2014

Marc Giget : de la Stratégie du low cost aux Mardis de l'innovation



Tour d'horizon des chercheurs en économie, gestion, et innovation. Après Delphine Manceau, voici Marc Giget.




Docteur en économie internationale et Président de l'Institut européen de stratégies créatives et d'innovation, organisme de recherche et de formation de cadres dirigeants à l'innovation et au renouveau des entreprises. Il réalise les Mardis de l'Innovation, conférences diffusées dans une centaine de pays. Il a créé le Club de Paris des directeurs de l'innovation, où s'échangent les connaissances et pratiques d'une cinquantaine de grandes entreprises européennes. Dans cette interview, il nous donne sa vision du low cost, ou "frugale innovation" . Article paru sur l'APCI http://ow.ly/udM3I




à noter :

Comment définissez-vous l'innovation ?




Il y a trois composantes dans l'innovation : elle intègre le meilleur état des connaissances scientifiques, techniques, etc., dans un produit ou un service créatif, dans l'objectif d'améliorer la satisfaction de la société et des individus (réduire les coûts, les accidents, la pollution, les risques...).




Qu'entendez-vous par « créatif » ?




Les connaissances ne s'organisent pas toutes seules. Aujourd'hui, avec 12 millions de chercheurs dans le monde et plus de 2 millions de brevets par an, il y a bien un choix à effectuer dans la conception de quelque chose de nouveau. Cette « synthèse créative » est au cœur de l'innovation. L'enjeu étant bien d'améliorer la vie. « Améliorer la condition humaine » disaient les grands innovateurs de la Renaissance. Aujourd'hui, environ deux tiers des innovations sont rejetées par la société.


pour aller plus loin

Vidéo de Marc Giget sur le low-cost

mercredi 26 février 2014

le marketing de l'innovation par Delphine Manceau : ou comment booster l'innovation ?


Voici l'intervention de Delphine Manceau lors d'un colloque organisé par Rennes Métropole il y a quelques mois.  Responsable de l'institut de réflexion  sur  l'émergence de l'innovation dans les entreprises, au sein de l'ESCP europe, qu'elle a créé depuis 2 ans.  Docteur en sciences de gestion, et professeure de marketing à l'ESCP europe. Elle a co-rédigé avec le professeur M. Morand en 2009 un rapport  pour Mme Lagarde pour  une vision élargie de l'innovation.

Elle consacre une partie de ses recherches au marketing de l'innovation. Beaucoup de choses essentielles pour les marketeurs sont abordées dans cette présentation, dont vous trouverez une transcription ci-après.
Delphine Manceau évoque l'élargissement nécessaire vers l'innovation non technologiques, sous toutes ses formes. De nombreux exemples sont donnés.

vidéo complète http://vimeo.com/49306025


Transcription
Plusieurs chiffres sont donnés. selon l’OCDE , la France  est au 11ème rang des pays qui innovent.
Que retenir de ses chiffres : quelques éléments clés .

1/capacité d’innovation très centrée sur les grandes entreprises. Spécificité française de l’activité économique, malgré des PME très dynamiques,  notre tissu des pme est moins important qu’en Allemagne.

2/on a une culture de l’innovation  héritée de notre tradition « Saint Simonienne », de l’excellence de nos formations scientifiques et écoles d’ingénieur, et nous sommes  très bons sur ces aspects.
Mais on voit l’innovation comme essentiellement technologique, et R&D.  = les politiques de soutien /simulation sont orientées high tech. Le résultat est de bonnes inventions, mais qui sont trop souvent développées, commercialisées  hors de France car on ne met pas l’accent sur la dimension non technologique de l’innovation.  Complément indispensable à faire.
Donc  il faut intégrer  l’invention dans des usages nouveaux ou pré existants = travail énorme de transformation de l’invention en innovation. = la compléter par une vision non technologique de l’innovation.
Exemple : la France est un pays qui a fait de belles innovations de service.  Carrefour (distribution), Club med sont des innovations non technologiques, très connues  à l’étranger.
Dans certains secteurs industriels, c’est la création qui prime.
Toutes les tailles de PME sont concernées.  On peut également s’interroger sur des nouvelles formes de  business model.

3/ intégrer la technologie dans un schéma plus large  pour justement aboutir à des produits ou services qui soient des succès commerciaux, qui soient en mesure de générer de l’activité pour les entreprises, et créer de l’emploi pour les territoires.

Le Diversité de l’innovation : de quoi s’agit-il ?
Il y a une dimension technologique. Exemple le Blu-ray est purement technologique.  Cela n’a pas changé nos usages. La difficulté est de convaincre que c’est mieux.
Il y a des inventions qui sont des inventions d’usage.
Ex : le velib. Modèle de vélo emprunté momentanément, est un nouvel usage.  Possède une petite dimension technologique cela dit.  La révolution est le rapport à l’objet, on ne le possède plus, il est très lourd.
Pour voir s’il y a un nouvel usage,  se dire : est-ce qu’il y a une nouvelle gestuelle, un nouveau rapport à l’objet,  que font les concurrents ?
Ex : le jeu vidéo avec kinect (on joue avec le corps). Beaucoup de high tech  derrière avec entreprise israélienne qui a concédé licence à Microsoft.
Innovation de service : PME entreprise Plage : a inventé les Stickers muraux
Les compotes à boire. L’enfant va le mettre dans son cartable.  Rentabilité différente, innovation de packaging.  A relancé la consommation de compote en France.
Le smoking pour femme, qui a rendu YSL célèbre.

Comment faire de l’innovation d’usage ?
Le facteur clé est le design.  Vision dichotomique en France.  Faire du beau (mais inconfortable), ou on travaille sur l’ergonomie.
Aujourd’hui, qui dit design, dit les 2 : ergonomique, et convivial à utiliser.
Apple : même si les investissements  en R&D sont limitées, champion de l’éco système : ils utilisent les idées  r&d d’autres, avec royalties.  Ils mettent l’accent sur le design  Internalisé.  Très épuré.  Interne à l’objet qui le rend très intuitif. On intègre une technologie très pointue par une gestuelle très simple à utiliser sur le marché.  Capacité d’appropriation très rapide des utilisateurs.
Ex : on utilise 10% des capacités de certains  produits car on n’a pas lu les 70 pages de notices techniques.
Autre Spécificité française :  60% des entreprises n’ont jamais recours au design en France, comparé  à 1/3  des entreprises en Uk , et 25% en Norvège.  Faible tradition française.  (j’ai pris les meilleurs pays)
Grande différence de Vision de l’innovation.  En France , on parle innovation avec high tech,  r&d, technologie. En  Uk, d’industries créative, création,  architecture, design, cinéma , musique,  jeux vidéo…
Design Council interroge les entreprises UK  il y a 10 ans (2002) vis-à-vis du Design : Améliore mon image, ma qualité, permet de mieux communiquer avec client, augmente ma rentabilité, réduit mes coûts de fabrication, pénétrer de nouveau marchés ….
Aujourd’hui  en UK : selon  design Britain /Council : 33% des entreprises en croissance  disent que le design est important pour elles, contre 11% des entreprises en difficultés. (selon l’étude) les entreprises les plus performantes financièrement disent utiliser  le design de manière stratégique.
Les prix sont-ils un facteur clé de concurrence ?  Selon l’étude, êtes-vous Soumis à une forte  intensité ?  45% disent oui pour les entreprises qui n’ont pas recours au design contre 21%  des entreprise qui ont recours au design.
= sortir d’une concurrence par les prix.  Moins de comparaisons entre produits revisités par le design et les autres.
Innovation d’usage : c’est aussi le marketing
Nouveaux concepts, nouvelles méthodes de vente.  Nouvelles expériences de consommation.
La grande tendance est le marketing expérientiel =  on achète pas uniquement pour les fonctions techniques, mais c’est agréable, rigolo, et l’expérience de consommation est  agréable et ludique, facile d’appropriation.
Dans la distribution : Nature et Découverte a été précurseur en France. Senteur,  formations sur la nature, expérience en magasin. Découverte de choses….  Les consommateurs vont passer un bon moment, et pas seulement pour acheter ;
Produit cosmétique de Lush : en forme de gâteau, bonbon…
Cela génère de la compétitivité.

L’importance de la création.
Paradoxe : d’un côté le monde de la mode, création, et de l’autre celui de la r&d et high tech. ne se côtoient pas beaucoup. Des exceptions cela dit avec les nouveaux tissus. Mais il faut favoriser les échanges.
On touche un sujet qui m’est très cher : rencontre entre secteur, Convergence de secteurs différents  comme sources  clés d’innovation.

Les sciences humaines.
Sciences qui peuvent favoriser l’innovation. Ethnographies, sociologies pour travailler sur les comportements, travailler sur les usages.
Le  rapprochement des universités va dans le bon sens.

2 ème diversité de l’innovation :
L’innovation de l’offre (exemple Renault)
Des processus
Nouveaux Business model (velib,  i-tune, …) : c’est quoi ? qui paye pour quoi et combien ?
Sensibilisation des entreprises : 70% des PDG des grandes entreprises mondiales  travaillent sur ce BM. Réinventer les nouvelles sources de revenus des entreprises, s’interroger sur  qui paye pour quoi ?
Renouvelle les termes de l’échange, permet de sortir de la comparaison de prix.   Permet d’aborder les pays émergents (on développe d’abord pour les pays émergents, puis on importe dans nos économies développées).  « reverse innovation »
Pourquoi ? On assiste à une convergence forte des secteurs. Ex : musique, cinéma,  téléphonie, informatique. Sont aujourd’hui réunis dans des machines qui font tout. Qu’est ce qui doit revenir aux différents fabricants ?
Nouvelles formes : abonnement et location.  Vers une économie de l’abonnement, et moins celle de la propriété ? Vers où cette évolution ira –t-elle ?
Passer de la vente de produit à la vente de service ? Surtout vrai dans le btob. Exemple ; entreprise Vectra : machine de découpe de textile pour la mode, les véhicules….  Vont vers un service d’optimisation de l’utilisation des équipements, qui vont dans le sens aussi du DD
La gratuité. Notamment sur internet.  Service minimum gratuit, et payant pour les options. Est-ce que d’autres secteurs vont être touchés ?  Au japon, le café est gratuit  dans des universités, contre publicité.
Low Cost :  peut-être vecteur d’innovation.
Ex. idtgv.  C’est un labo  d’innovation de la SNCF.  (bar, massage, ambiances….). Certains ont été des échecs (le show-room), mais sert de test.
Tendance : Assembler des services, et faire un package :  deep broadening (ex. avion : billet avec repas, boisson, bagage….) . Avec le low cost, les services sont dissociés. Ce qui permet d’afficher des prix bas au départ.

Le monde.fr
C’est un modèle freemium : l’article complet est payant.

Innovation de processus 
Xara : innovation de supply chain. Innovation de Processus pur.
On observe qu’un produit part vite : une semaine plus tard de nombreux stocks arrivent.
Entrecôte :  concept low tech.  Mais pas low cost (25/30 € en moyenne)
Restaurant où vous n’avez pas le choix du menu.  Fort impact et rapidité en cuisine. Grand succès partout.  Il y a une bonne qualité produit. Un concept  précis qui plait.  Les gens savent ce qu’ils vont avoir. En France, Londres, Beyrouth.
-          La Mini de BMW
La personnalisation est énorme. Tissus, couleurs …. Des éléments figés en amont et beaucoup d’éléments choisis lors de la commande ;  GRANDE FLEXIBILITE  pour la production à posteriori des modèles.
Pour résumer, 3 formes d’innovations à considérer.
L’innovation est composite.
Distinguer 2 types  d’innovation non technologiques.
Celles de  secteurs non technologique (ex : restauration ou la techno est assez  limitée), et dimension non technologiques des secteurs high tech, avec les  innovations d’usage)
La rencontre entre les secteurs est aussi essentielle.

Deuxième partie de ma présentation.
LES FACTEURS QUI FAVORISENT L’INNOVATION DANS L’ENTREPRISE
-          Ne pas opposer l’innovation incrémentale, et la rupture.
Ne pas attendre le graal !   « nous,  on fait que de la rupture »…
Plus on innove, plus on se prépare.  L’innovation C’est une économie de la quantité.
Ne pas avoir peur des petites innovations. Plus on fait, mieux on sait faire.

-          Ne pas se contenter de l’innovation technologique

Economie de la quantité.
Logique des industries créatives. Dans l’édition, des milliers de romans sont lancés.   Avec quelques best Sellers qui financent les « échecs ». Mais cela nourrit la création et la diversité.

En pharmacie, c’est différent. Ne s’applique pas avec nécessité d’  économie d’échelle en matière de r&d.
Mais dans de nombreux secteurs,  plus on innove, plus on réussit dans de nombreux secteurs. Plus on échoue, et plus on réussit.

Pourquoi il faut innover beaucoup pour réussir un peu ?  ce qui compte c’est la capacité d’innovation.
L’indicateur de la performance en matière d’innovation n’est pas la part des projets qui ont été des succès commerciaux mais plus la part des ventes qui ont été issues des produits récents.
Mesurons l’impact de la réussite, et non la part de la réussite dans le CA global.

-          L’importance de la dimension culturelle.
= encourager l’initiative, la créativité, ne pas mettre dans un placard les gens qui ont fait des échecs.
Accepter la prise de risque.  Spécificité française : on a du mal à communiquer sur les échecs.
Quelqu’un qui a fait des entreprises qui ont fait faillite a du mal à convaincre des partenaires sur un nouveau projet. Or…. C’est un gage de réussite future.
«un gourou de la silicone vallée, dit «  Il ne faut pas dire qu’il est acceptable d’échouer , il faut considérer que c’est un impératif »

Avoir les gestes et messages en interne pour décomplexer ceux qui ont échouer;

-          Caractère d’injonction paradoxal de Motiver les gens à ne pas échouer, à donner le maximum, et après, leur dire que ce n’est pas grave.

Finalement, ‘Encourager l’échec’ !

-          Travail interfonctionnel
Marketing et r&d.
On dit qu’ils ne parlent pas le même langage. Au début, il y a des conflits sévères.  Pas de compréhension. Et puis lorsqu’ils persistent, les résultats sont beaucoup plus innovateurs, et inattendus./ mise en place de formation pour les étudiants.
Il peut y avoir l’intégration d’un tiers : un designer, quelqu’un du service achat, gens des usines… le travail à trois peut mieux fonctionner.

-          Recruter des gens très différents
Diversifier les recrutements, Propice à la créativité, génération, culture (familiale, géographique), formation… c’est dur au début….

-          Dimension spatiale
Je crois beaucoup  à la proximité entre la r&d, les usines, et les marchés (lorsqu’ils sont chez nous)
Fabriquer et concevoir là où sont les consommateurs.

-          Partenariat et open innovation

-          Marketing de l’offre
Dans notre société de surabondance, pas de besoins non satisfaits, donc l’offre fait la demande et il faut l’accepter.
Signifie que le marketing doit être différent selon le degré d’innovation ; Les études de marché classique ne s’appliquent pas aux innovations de rupture.  = on lance à petit échelle. « Apprendre le marché en même temps que le marché apprend l’innovation »

-          La personnalisation permet de  différer certains choix, et remise à plat des processus de production
-          Intégration du client en amont, dans le processus d’innovation
Et pas seulement en aval (mkg viral) pour la communication (blog, réseau….)
Concours, Plateformes d’innovation, soumission de problèmes, et les entreprises recueillent des idées d’innovations= pratiques fortes qui font évoluer les pratiques  des entreprises et le marketing de l’innovation

Adidas : ont consulté les clients sur leurs prototypes. Bugatti : consultations tous les ans pour la moto du futur. Jeux vidéo : travail avec des passionnés béta testeurs.
(Ieka ? ):  plateforme ouverte d’innovation
La user innovation : les utilisateurs débattent d’idées sur des solutions bricolées. Des questions de droits d’auteur se posent. Ça appartient à tout le monde ?

-          L’open innovation :
En faisant du teasing : mardi, l’institut pour innovation dévoile un rapport « what’s behind the mode » en libre accès sur le web

3ème partie
LES POLITIQUES PUBLIQUES SUCCEPTIBLES DE FAIRE EVOLUER LES CHOSES

Expliquer que l’innovation c’est pas seulement de l’invention, de la r&d, et high tech

Faire évoluer la politique d’enseignement autour de la créativité et de l’innovation.

Croisement entre entreprises de tailles différentes (pole des compétitivité)

Changer les indicateurs d’innovation (par l’invention, ou le ratio r&d sur pib)

Notre institut : un think tank académique européens
Promouvoir la vision élargie de l’innovation.  On analyse les pratiques des entreprises.

Sensibiliser les pouvoirs publics,  avoir une vision transversale.
Actions : Evènements et travaux académiques.


Questions de la salle :

Sur la marque :
La relation entre marque et innovation est 2x dialectique. L’innovation nourrit les marques. Apple renait avec ipad…  et si la marque décolle c’est parce qu’il y a une pomme dessus.
La marque fait partie du marketing.

Innovation non technologique, hors prix :
Le prix n’est pas exclu.   Ex d’idée reçue : l’innovation s’accompagne de prix plus élevé.  Je ne crois pas.
On est dans l’ère d’une «  innovation frugale »
On fait de l’innovation de processus. On s’intéresse à l’usage.  On enlève ce qui est superflu pour se concentrer sur ce qui est valorisé par les consommateurs
On un a un business modèle qui intègre aussi d’autres sources de revenus (ex: la pub pour le café, ou sur la téléphonie)



Innovation dans les pme, comment alimenter…. Comment décrypter l’environnement. Un vrai manque au niveau du tissu français, alors qu’elles sont créatrices d’emploi. (Je dirige un c2i.)


Je partage votre diagnostic.
C’est vrai on parle beaucoup du cac40 avec des entreprises qui ont 100 ans.  Mais j’ai évoqué les PME.  Alors comment innover ?  cf étude de l’institut français de la mode. 
Elles ont des  vrais atouts en matière d’innovation car transversalité et relations interdisciplinaires dans les pme sont plus faciles. Le rôle du dirigeant est essentiel. et sa vision (cf entreprise textile habillement)

On a une vision des études de marché très  quantitative et très couteuses.  Mais l’immersion dans le marché est propice à la connaissance du marché. Je suis partisane des études qualitatives. S’immerger dans le marché, aller voir comment les clients utilisent ou ce qu’ils n’utilisent pas, sans même sans rendre compte  car ils ont baissé les bras.

-          Vous avez parlé d’usage.  Design, ergonomie. Mais projet pas éligible au financement public….
Ici, fief des télécom. Bcp d’investissement dans la 3g, etc. peut-on  trouver une nouvelle manière de redistribuer les revenus. ?

Oseo doit faire des arbitrages. J’en parle avec eux régulièrement. Le choix fait est celui de la technologie. Sur la distribution des revenus. Comment faire pour que les gros n’absorbent pas tout par rapport aux petits.  Ce sont des choix politiques …. Est-ce qu’il faut règlementer ?  Ce qui est frappant, c’est à quelle rapidité l’économie s’est concentrée avec 3 acteurs au niveau mondial….
Certaines pme font leur trou cela dit (fabernovel … mais doivent se battre sur chaque contrat

-          Dimension spatiale
Demande une compréhension très fine du marché.  Passe par l’immersion, compréhension intime, proximité avec le consommateur,  et moins par des grandes  études  de marché telle qu’on les apprend dans les cours de marketing comme je l’enseigne également.
Du coup c’est important que Les services en charge de  l’innovation  (r&d ou autres composantes) doivent pour cela être proches de l’utilisation et la comprenne.
Pourquoi les usines aussi ? Car pour l’innovation de processus, les utilisateurs  sont les chaines de production/ fabrication
Pour les innovations de services, je reprends l’étude de r3i lab qui concerne les pme.
Les dirigeants interrogés dans l’étude textile (grand public): moi pour créer et avoir des idées, je vais dans les magasins,  je fais le client mystère, je regarde les utilisateurs, regarde leurs réaction. 

Selon mon approche est l’innovation ancrée par les usages,  il faut comprendre les usages, et pour cela être proche, par L’empathie  qui se génère par  la proximité géographique. 

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